Compte rendu CPM préparation aux visas du 7 juin 2026

Pour ce CPM, c’est Charlène qui nous raconte sa journée, en effet, elle était complètement déchainée …

On avait rendez-vous à 9h, avec un temps franchement parfait : grand soleil, ciel dégagé, bref, les conditions idéales pour passer une bonne journée à moto. Dès mon arrivée, on m’a demandé d’aller dans un box où toutes les filles de la CASIM étaient déjà là. Et là, première bonne surprise de la journée : la CASIM nous avait gâtées. Certaines ont pu repartir avec une veste et un jean moto si la taille allait, et pour les autres il y avait un très beau sweat avec une femme sur une moto, les cheveux au vent. De mon côté, j’ai eu de la chance : je suis repartie avec une veste et un pantalon. Autant dire que la journée commençait déjà très bien.

La matinée était consacrée à des mini-ateliers pour nous préparer à l’examen blanc de l’après-midi, lui-même en vue des tests du 21 juin. Nous avons été répartis en deux groupes : pendant qu’un groupe travaillait sur certains ateliers, l’autre était ailleurs, puis on échangeait. Ensuite, on pouvait revenir librement sur les exercices où on se sentait le moins à l’aise, ce qui était vraiment top pour travailler ses points faibles sans pression inutile.

Dans mon groupe, on a commencé par le carrousel moto. Le but était de faire le tour du terrain en enchaînant plusieurs actions : lever la main gauche, se mettre debout sur la moto, s’asseoir sur les genoux, passer les deux jambes du côté droit, puis refaire la même chose du côté gauche. La première fois que j’avais tenté cet exercice, je n’avais pas réussi à tout faire. Cette fois, j’ai réussi à enchaîner toutes les actions demandées, et honnêtement j’étais super fière de moi. C’est le genre de petit cap qui ne paie pas de mine vu de l’extérieur, mais quand on sait qu’on bloquait dessus avant, ça fait vraiment plaisir.

Ensuite, on est passés aux ateliers plus axés sur la maîtrise du point de patinage. On a commencé par reprendre les bases avec nos motos personnelles pour bien sentir le point de patinage et avoir des conseils adaptés. Puis on a enchaîné avec une course de lenteur. Dit comme ça, ça a l’air tranquille, mais en réalité ça demande pas mal de finesse, de calme et surtout beaucoup de regard.

On a aussi travaillé le slalom rapide, avec l’objectif d’être aux alentours de 35 km/h, de faire un demi-tour au bout, puis de reprendre le même slalom dans l’autre sens. Clairement, le slalom rapide, c’était ma partie préférée de la journée. J’ai vraiment pris du plaisir sur cet atelier. En revanche, le demi-tour, lui, décidait un peu au hasard s’il voulait coopérer ou non. Une fois oui, une fois non, histoire de bien entretenir le suspense. Mais au final, la grosse leçon de la journée, celle qui revenait partout, c’était le regard : regarder loin, regarder avant, ne pas se fixer sur l’obstacle. En gros, là où va le regard, la moto finit souvent par suivre.

On a continué avec des slaloms serrés, puis un atelier du même genre avec, au bout, une planche en bois à traverser avec les deux roues. Là encore, le piège était le même : si on reste bloquée sur le plot ou sur la planche, c’est fichu. Il fallait garder le regard en avance, rester souple et ne pas se crisper. On a aussi eu des ateliers avec des huit plus ou moins serrés. Je n’ai pas eu le temps de tout faire, notamment l’atelier en huit constitué de portes, parce que je préférais d’abord insister sur les exercices que je voulais vraiment réussir avant de passer à un autre. Vu mon talent naturel pour me rajouter des défis toute seule, c’était plus raisonnable.

Avant la pause du midi, j’ai quand même eu le temps de me lancer sur l’atelier arrêt de précision. Et c’est justement après mon deuxième passage qu’Arnaud et sa fille Léa ont remarqué que ma tension de chaîne était complètement détendue. Donc pendant que moi je pensais simplement travailler mes trajectoires, ma moto, elle, avait visiblement décidé de venir en mode détente absolue. Un peu trop même.

Après la pause repas, pendant que les autres continuaient les exercices du matin pour se remettre dedans, moi j’ai eu droit à une séance un peu différente : cours particulier sur la tension de chaîne. Et franchement, avec le recul, c’était une vraie bonne expérience. Grâce aux outils prêtés par Arnaud, à ceux de la CASIM, et à la clé de 24 que Corinne avait dans sa moto, on a pu s’y mettre sérieusement. Arnaud et Pascal m’ont guidée, mais je précise que je n’ai pas fait que regarder : j’ai mis la main à la pâte. Et pendant ce temps-là, Pascal m’a refilé tout en douceur la mission du CR que vous êtes en train de lire. Coïncidence ? Je ne pense pas.

Blague à part, ce moment m’a vraiment apporté quelque chose. Sur le coup, j’étais un peu gênée de découvrir ça en plein milieu de la journée, mais au final j’en ressors avec plus de confiance. J’ai compris comment faire, j’ai vu les étapes, et surtout j’ai participé. Avec les bonnes explications et les bonnes personnes, on apprend vite. Maintenant, je sais que la prochaine fois, je serai beaucoup moins perdue.

Une fois la moto remise en bonne condition, retour sur le terrain pour l’examen blanc. Le principe était d’enchaîner plusieurs exercices vus le matin : un slalom rapide avec un huit à réaliser au bout, puis un slalom serré sur le point de patinage. Pour les Visa 1, il fallait faire un demi-tour ; pour les Visa 2, un tour complet. Ensuite, on terminait avec un autre slalom serré et la traversée de la planche en bois. Et pour ceux qui passent le Visa 2, le tout est chronométré, donc autant dire qu’il y a un petit supplément de pression qui vient se rajouter au reste.

Je vais être honnête : après deux essais, ce n’était pas encore fameux. Mais ce n’était pas non plus la catastrophe absolue. Disons qu’il y a encore du boulot, clairement, mais je ressors quand même de cette journée avec quelque chose de positif. Déjà, parce que j’ai mieux compris ce qu’on attendait de nous. Ensuite, parce que j’ai senti des progrès sur certains exercices, notamment ceux qui me mettaient en difficulté avant. Et surtout, parce que j’ai pu compter sur les encouragements de la CASIM et des autres élèves. Dans ces moments-là, ça change vraiment tout. Alors oui, il reste du travail, mais je pense tenter ma chance au Visa 1 et voir ce que ça donne.

Au final, cette journée m’a rappelé pourquoi j’aime autant ces dimanches à la CASIM. On vient pour travailler, progresser, parfois galérer un peu, parfois se surprendre soi-même, mais on repart toujours avec quelque chose en plus : un conseil, un déclic, une meilleure technique, ou même un cours de mécanique improvisé. Et franchement, ce n’est pas rien.

Merci à toute la CASIM pour la bonne humeur, la bienveillance et les encouragements. Et un merci particulier à Arnaud, Pascal, Léa et Corinne pour leur aide sur la chaîne. Sans vous, ma moto serait peut-être restée détendue… mais moi beaucoup moins. Maintenant, il n’y a plus qu’à continuer à bosser, garder le regard loin, et penser à vérifier la tension de chaîne avant de venir.

Merci Charlène pour ton CR, on espère ne plus te revoir avec une chaîne toute lâche et ravi de voir que tu as appris encore plein de chose avec nous cette journée.

Merci aux encadrants et organisateurs qui ont rendu ce CPM possible, merci au beau temps de nous avoir accompagner toute la journée.