Compte-rendu du roulage en groupe #2 (le retour) : Vallées de l’Ouest du 8 février 2026

Compte-rendu du roulage en groupe #2 (le retour) : Vallées de l’Ouest du 8 février 2026

Dimanche 8 février avait lieu notre 2ème Roulage En Groupe de la saison, celui-là même que nous avions dû annuler le 16 novembre dernier pour mauvaise météo. C’est Mickaël qui, pour une sombre histoire de pinlock…, a l’honneur de nous compter cette journée.

Une journée de roulage avait été organisée le 8 février 2026 par suite de l’annulation de celle du mois de novembre 2025.

Pour moi, l’enjeu fut double :

• Reprendre la pratique du deux-roues après un an d’abstinence… Nous étions déjà en 2026.

• Me qualifier pour le week-end touristique de mai. N’ayant eu l’information que très tardivement, il me fallait participer à une randonnée longue, c’est-à-dire supérieure à 180 kilomètres.

En préambule, une sortie moto réussie est une sortie que l’on prépare en amont, avec une bonne nuit réparatrice… Je laisse cela aux autres : la précipitation et le manque de sommeil sont les ingrédients qui mettent toujours un soupçon de sel dans la vie. Comme on dit dans la musique, on laisse place à l’improvisation : on tape le bœuf (ce jour-là, il n’y en avait pas).

Donc, samedi, après une bonne journée de labeur, je me décidai vers 22 h 35 – 22 h 37 à retirer les étiquettes de mes équipements fraîchement achetés sur LBC et à préparer ma batterie rechargée. 23 h 45, au lit pour une longue nuit sans sommeil. Debout dimanche, plein gaz… enfin, dans le gaz. Arrivé au souterrain, j’ai toujours la surprise de la voir… Cette moto. On pourrait imaginer le pire. Elle et moi, on fait chambre à part. Je retire la banquette qui fait office de selle puis y dépose la batterie. Première galère : impossible de visser correctement une des cosses. La deuxième arrive encore plus vite : impossible de remettre la selle. Il n’y a pas à dire, plus je m’énerve, moins ça va mieux… Comme toujours, je me maudis d’avoir acheté cette merguez. Bonne résolution pour 2026 : je mettrai une cagoule… Tiens, elle me cache le visage… Pas le temps. Je roulerai la mentonnière ouverte, c’est tellement cool. Bizarre, la jugulaire est un peu courte. Je roule au vent ; la brise bien fraîche du matin me donne l’allure d’un vieux chien avec mes yeux larmoyants.

Départ de Guyancourt à 9 h 00. Avec un peu de chance, ils seront déjà partis… Direction Bois-d’Arcy. Les commodos sur cette moto sont tout sauf intuitifs… Force est de constater que je ne peux plus arrêter les clignotants. Avec cette marque bavaroise, rien ne m’étonne. J’essaie : un coup à gauche, un coup à droite. Je me dis que je vais encore me prendre des réflexions. Forcément, je rate l’échangeur… m’obligeant à faire un long détour. J’aperçois un attroupement de motos. Très démonstratif, je montre tout de suite que la sécurité est l’affaire de tous : je prends les contre-allées en contresens, coupant ici et là… Halte à la station-service. J’arrive pile au moment de l’appel — mais pas celui du 18 juin. Je retire mon casque et vais saluer les personnes. Je constate que mon tour de cou était coincé entre mon crâne et mon casque… Nous sommes un groupe de six, avec deux accompagnateurs. Quelle fierté d’incorporer l’élite — enfin, les plus aguerris… Par excès de modestie, on dit « dynamique ». On n’est même pas partis qu’on parle déjà trajectoires de sécurité, autonomie, quinconce…

Je pars, comme à mon habitude, en queue de peloton. Après avoir rejoint la voie rapide, direction Dreux par la RN12. Le vent me fouette le visage. Je ferme simplement ma visière pour m’apercevoir que le monde qui m’entoure prend une teinte bleutée et granuleuse. Je distingue péniblement les véhicules et les motards qui me précèdent. Au cinéma, on appellerait cela un étalonnage… « Le Mépris » de Godard. Je plisse les yeux, prends le temps d’évaluer toutes les possibilités — qui se résument à ouvrir la visière… Je ne voulais pas connaître la même fin que le film. La voie rapide en moto n’a pas de sens… Entre le bruit, le vent qui vous arrache les narines et cette route définitivement rectiligne, je me dis que je vais très vite en avoir plein les bottes…

Mon salut arrive rapidement : direction Plaisir puis Pontchartrain. Je peux enfin ouvrir grand la visière et profiter du soleil qui enjolivera notre journée. On roule compact, à un rythme bien contenu. J’ai le loisir de regarder le paysage défiler. Je remarque alors que le pot de la moto devant moi fume d’une étrange fumée blanche — celle qui fleure bon le joint de culasse en fin de vie. J’observe aussi un goutte-à-goutte qui semble venir du trop-plein du réservoir. J’ai bien essayé de lui faire entendre raison… Il y eut une maigre tentative d’arrêt… Mais la route reprit ses droits. En arrivant à Houdan pour la pause, deux sujets s’imposent : la moto à vapeur… et mon casque « étalonneur ». Le Pinlock 120 donnerait-il une coloration ? Pendant le café, le naïf que je suis demande à l’assistance si la teinte perçue à travers la visière est normale. Après avoir regardé à travers mon casque — et m’avoir bien chambré — on entreprend de retirer la visière pour accéder au film plastique qui recouvrait encore le Pinlock…

Retour vers les motos. Un rapide coup d’œil au vase d’expansion : on n’y distingue rien. Bref, la belle est coutumière des voyants moteur orange et du manque de liquide de refroidissement. Un passage par Montreuil, dans cette vallée où l’Avre enjambe l’Eure. Arrivée vers 11 h 30 à Dreux, sur un rythme entendu et complice. Les manœuvres avec moteur à l’arrêt sont toujours un moment épique. Petit débriefing sur l’itinéraire, puis pause déjeuner. Avant la reprise, je sollicite les moniteurs pour être derrière l’ouvreur après le repas. Aujourd’hui, ce sera pizza. Petite salade pour moi et café… Je me méfie toujours des repas copieux. Je sollicite encore pour être derrière l’ouvreur. Là, pas de galanterie…

On repart. Ça accélère franchement. Je vois dans mon rétro le groupe s’étirer. Passage en sous-bois, dépassements, on garde le rythme. Arrêt à Vernon pour une pause salutaire. Je laisse ma place et me mets au fond, contre le radiateur. On change de rive à hauteur de Bonnières-sur-Seine. Je me surprends à devenir bucolique en remontant la Seine sur sa rive droite. Puis nous prenons à gauche pour la montée de Clachalôze. Les blocs de roche, les cailloux, les conifères, la pente raide et la route étroite donnaient un parfum de routes cévenoles…

En haut, le motard est un contemplatif… Il domine le paysage avec sa monture. Il prend le temps de l’échange.
Moi, pas.

On nous propose de refaire la descente pour celles et ceux qui le désirent. Je repars — et remonte forcément plus vite… Pas le temps de tergiverser. On reprend la route dans le Vexin français ; on y découvre de larges vallées où serpente l’asphalte.

Je quitte le groupe à hauteur de Meulan, les poignets tétanisés et les adducteurs endoloris pour trois jours. La moto est aussi un sport.

Merci Mickaël pour le compte-rendu de ce REG, et merci à tous les encadrants grâce à qui cette journée s’est déroulée sans anicroche.

Roulage en groupe #2 (le retour) : Vallées de l’Ouest

Groupe de motos en balade sur une route de campagne

Bonjour à toutes et à tous, 

Nous ouvrons les inscriptions pour le 2nd roulage en groupe de la saison, prévu pour le 8 février 2026, suite au report de la date initiale pour cause de conditions climatiques vraiment défavorables.

Destination

Nous vous proposons à nouveau d’aller admirer les couleurs (plus tellement) automnales de la Vallée de l’Eure entre Dreux et Vernon à travers deux parcours d’environ 169 et 205 kilomètres.

Le temps de roulage estimé est à 3h (version courte) et 3h45 (version longue), sans compter les pauses. 

Lieu et heure de rendez-vous

  • Départ à la station essence Leclerc de Bois d’Arcy (lien Maps). Venez avec le plein ou une autonomie suffisante pour parcourir les distances prévues.
  • Le 08 février 2026 à 09h00
  • Pause essence facultative à mi-parcours
  • Lieux d’arrivée : Puiseux-Pontoise

Restauration

  • Les restaurants de chaines au nord de Dreux
  • Pauses café toutes les heures et demi environ.

Inscription

  • Nous ouvrons actuellement les inscriptions pour 40 personnes (encadrants inclus)
  • Les inscriptions aux extérieures sont permises à partir du vendredi dans la limite des places disponibles et d’une seule moto cooptée par adhérent.
  • Le formulaire est conçu pour se bloquer si le nombre de places restantes est épuisé. Vous aurez la possibilité de vous inscrire en liste d’attente pour être notifiés si un créneau se libère ou des encadrants supplémentaires s’inscrivent.
  • Si vous avez une indisponibilité de dernière minute, vous pouvez mettre à jour votre réponse et libérer votre place en utilisant le lien fourni dans le mail de confirmation que vous aurez reçu après votre inscription. Si le formulaire est déjà bloqué, écrivez à loisirs@casim78.fr pour nous en informer
  • Le formulaire vous permet d’estimer votre niveau d’aisance et nous aide à constituer les groupes.

Rappel

Conformément à ce qui a été annoncé lors de la rentrée de la saison, la participation au week-end touristique est conditionnée à au moins une journée de roulage en groupe longue

Compte rendu du CPM CECA du 11 janvier 2026

Aujourd’hui c’était le CPM C.E.C.A à la CASIM 78. Un acronyme barbare qui cache un sujet important : le Comportement En Cas d’Accident. Malgré la mauvaise foi typique des moniteurs, nous avons dû reconnaître qu’aucun stagiaire n’a fait de bourde qui justifierait de lui faire rédiger le CR de la journée, je me suis donc proposé de le faire.

Aujourd’hui, pas de moto, donc, après le traditionnel café de bienvenue et les retrouvailles avec tout le monde, on se sépare en deux groupes. D’un côté les gens qui ont déjà une expérience du secourisme, de l’autre ceux pour qui le sujet est tout nouveau. Comme je suis venu en touriste aujourd’hui, je décide de m’incruster dans ce deuxième groupe, et je m’installe discrètement au premier rang pour suivre la présentation d’Arnauld, Mickaël et Jean Pierre. Chacun son tour, la semaine prochaine je serai à leur place !

Au programme de ce matin, on ne parle pas de gestes techniques de secourisme, on verra ça cet après-midi. On va plutôt parler du reste : comment bien réagir quand on arrive sur un accident de la route, un petit rappel sur les obligations légales de porter assistances aux victimes, les bonnes pratiques pour le faire tout en assurant sa sécurité et celle des autres, ce à quoi il faut être attentif pour évaluer rapidement la situation, et comment passer le bon appel au secours, celui qui permettra aux services d’urgence d’avoir toutes les informations pour une intervention rapide et efficace. Je ne rentre pas dans les détails ici, vous aurez toutes ces informations en suivant ce CPM à la CASIM. (Un peu d’auto-promo, ça ne fait pas de mal !) Je profite d’être là pour prendre quelques photos pour alimenter les réseaux sociaux de l’association (j’ai parlé d’auto-promo déjà ?), et j’aide mes collègues à répondre aux nombreuses questions. Ce CPM fait toujours beaucoup parler et c’est très bien, le partage des expériences est bénéfique pour tout le monde. Nos trois présentateurs arrivent tout de même à ne pas trop s’éloigner du sujet et à terminer à l’heure pour la pause déjeuner.

Après un festin dans un restaurant étoilé… Ah non, après un passage au fast-food, on commence l’après-midi avec la deuxième partie du CPM. Cette fois-ci  ce n’est pas un moniteur de la CASIM qui présente, mais Thierry, professionnel du secourisme, qui vient nous apporter son aide cette année encore pour nous montrer les gestes de premiers secours. Un grand merci à lui !

Au programme, quoi faire (ou quoi ne surtout pas faire) quand on porte assistance à un blessé. En fonction de ce dont souffre notre victime imaginaire on ne va évidemment pas s’en occuper de la même façon, et Thierry nous passe en revue les cas qu’on risque de voir le plus souvent. Règle d’or, comme il le dit si bien : « ça dépend ». Oubliez la situation idéale, chaque accident sera unique et il faudra s’adapter et faire au mieux en fonction de la situation.

De mon côté je fais le cobaye pour illustrer les situations. J’ai eu plusieurs hémorragies, des pansements compressifs, un garrot au bras, une jambe cassée, et même un garrot au cou ! (Mais celui-là, c’était pour montrer ce qu’il ne faut surtout jamais faire !)

J’ai ensuite laissé ma place de cobaye à Baptiste qui a joué la victime inconsciente, puis à Bob le mannequin pour le massage cardiaque et l’utilisation du défibrillateur, et j’ai refait quelques photos pour les réseaux. (Auto-promo, tout ça…)

Merci à ceux qui ont participé à cette journée, on espère évidemment que ce que vous aurez appris aujourd’hui ne vous servira pas, mais au cas où, vous êtes un peu plus préparés. Pour ceux qui veulent aller plus loin ou qui ont raté ce CPM, vous pouvez suivre auprès de différents organismes des formations certifiantes comme le PSC1 (Prévention et Secours Civique niveau 1), ou le SST en entreprise (Sauveteur Secouriste du Travail).

Cédric.

PS : Malgré une prise en charge immédiate, Bob n’aura pas pu être réanimé…