Le dimanche 21 juin marquait notre journée de clôture de saison en beauté : le passage des « Visas pour la vie 2026 ». François nous raconte son expérience de cette journée éprouvante, marquée par la canicule.
21 juin 2026 : une sérieuse journée qui cumule le début de l’été (je pense qu’on a bien compris qu’il avait pris un peu d’avance), la fête de la musique, la fête des Pères et last but not least, le passage des Visas pour la Vie de la CASIM !!
Vaste programme…
A la réception du mail de convocation, j’étais à la fois surpris (je n’étais pas certain d’avoir fait au moins la moitié des CPM) et content, même si j’appréhendais un peu le moment car j’avais manqué des journées importantes. J’avais même envisagé de ne pas m’inscrire.
Bref, ce dimanche venu, le stress m’envahissait, non pas à cause du programme de la journée, il fallait bien y passer, mais par peur de la température annoncée pour faire rouler nos pétoires ! Moi, l’homme du Nord qui tremble dès 25 degrés (voire 23…), j’allais être servi. Le Dieu Soleil avait décidé de frapper un grand coup sur nos caboches. Je ne sais pas de quelle manière nous l’avons offensé, mais ça devait être quelque chose de sérieux.
A cheval, donc pour rejoindre SAINT BRICE SOUS FORÊT, première étape vers le Graal. Rendez-vous était donné sur un parking sur lequel notre stationnement un peu anarchique poussait notre Président à s’exprimer afin d’exercer un léger recadrage quant à la manière de stationner nos mobylettes. Le ton étant donné, il était temps de commencer les épreuves. Le premier exercice consistait à évaluer nos compétences sur les trajectoires de sécurité le long d’une petite route montant vers la forêt de Montmorency. Un aller-retour totalisant un peu plus de 3.500 m garni de quelques virages à négocier comme nos excellents encadrants nous l’ont appris.
Une fois cela terminé, nous reprenions la route vers notre « base » de GENNEVILLIERS où, avant de déjeuner, l’épreuve théorique du QCM nous attendait en salle pour 25 minutes de réflexion intense afin de déjouer les pièges tendus et les formulations rocambolesques des auteurs.
Une pause donc, bienvenue, quoi que propice à la sieste, car la chaleur s’intensifiait à mesure que le temps passait. Nous avions heureusement été conviés à nous munir d’effets estivaux en tous genres afin d’affronter l’atmosphère devenue étouffante : bermudas, casquettes, bobs et chapeaux, ventilateurs, éventails, tongs, brumisateurs et j’en passe… (merci Olivier) L’ami Baptiste avait eu la bonne idée d’acheter quelques glaces, qu’il en soit dignement et largement remercié, car certains en ont bien profité, lui le premier !
Nous étions maintenant parés pour affronter une nouvelle étape théorique à l’oral sur le secourisme et le comportement à adopter en cas d’accident, à l’ombre des arbres (que Dieu bénisse leur présence).
Puis vint le clou du pestacle : maniabilité et freinage !
Un parcours débutant par un slalom rapide et un huit et se poursuivant par une série de portes à franchir à allure lente pour se terminer par un slalom à réaliser sur le point de patinage à vitesse d’escargot. S’ensuivait une épreuve de freinage, moto lancée pour s’arrêter dans un « box » délimité par des plots. Chaque erreur était sanctionnée par un retrait de points. Le tout sous une chaleur écrasante, accablante, qui eut raison de moi, transpercé de chaleur, les yeux voilés de sueur. J’enchaînais les erreurs et décidait de renoncer après deux tentatives désespérées. Je n’étais pas fier de moi mais impuissant face aux conditions.
Enfin, après avoir un peu décompressé et débriefé, cette belle journée s’achevait par la remise des diplômes tant convoités. Un suspense insoutenable orchestré par notre Président devant les candidats retenant leur souffle. Je n’en menais pas large, au regard de mon après-midi catastrophique.
Verdict : aucun recalage, tout le monde était satisfait et les trois premiers de chaque « promotion » étaient récompensés d’un goodies bien mérité, les très bonnes notes en attestant.
Ravi aussi votre serviteur qui repartait avec son sésame, mérité ou pas.
L’heure de se quitter sonnait, non sans quelques clichés des heureux lauréats et le traditionnel pot sans alcool (on est d’accord, la Super Bock, c’est pas de l’alcool ?). Un temps pour échanger, remercier, rigoler, profiter de cette belle ambiance qui règne à la CASIM.
Merci à l’encadrement de permettre ces moments par votre investissement sans faille pour nous délivrer votre expérience et faire de nous de meilleurs motards.
A bientôt pour de nouvelles aventures…
P.S. : J’aurais pu refiler ce CR à quelqu’un qui avait oublié ses clés sur sa machine mais bon, d’une je ne balance pas (mais je renseigne par contre) et de deux, c’était me priver d’une chance de rédiger un CR si près de la fin de la saison.
Special thanks :
Pascal pour ses blagues Baptiste pour les glaces Mikette, parce qu’il le vaut bien Les jumeaux, égaux à eux-mêmes Antoine pour ses conseils avisés Olivier pour son implication Greg pour…
… avoir reçu et mis en forme cet article je pense 😉 Merci François pour ce récit fidèle et chaleureux. Merci à tous les Casimirs présents d’avoir joué le jeu du passage des Visas. Enfin, merci à l’ensemble des encadrants pour leur contribution au bon déroulement de cette journée, qui s’est passée comme sur des roulettes malgré la chaleur.
Pour ce CPM, c’est Charlène qui nous raconte sa journée, en effet, elle était complètement déchainée …
On avait rendez-vous à 9h, avec un temps franchement parfait : grand soleil, ciel dégagé, bref, les conditions idéales pour passer une bonne journée à moto. Dès mon arrivée, on m’a demandé d’aller dans un box où toutes les filles de la CASIM étaient déjà là. Et là, première bonne surprise de la journée : la CASIM nous avait gâtées. Certaines ont pu repartir avec une veste et un jean moto si la taille allait, et pour les autres il y avait un très beau sweat avec une femme sur une moto, les cheveux au vent. De mon côté, j’ai eu de la chance : je suis repartie avec une veste et un pantalon. Autant dire que la journée commençait déjà très bien.
La matinée était consacrée à des mini-ateliers pour nous préparer à l’examen blanc de l’après-midi, lui-même en vue des tests du 21 juin. Nous avons été répartis en deux groupes : pendant qu’un groupe travaillait sur certains ateliers, l’autre était ailleurs, puis on échangeait. Ensuite, on pouvait revenir librement sur les exercices où on se sentait le moins à l’aise, ce qui était vraiment top pour travailler ses points faibles sans pression inutile.
Dans mon groupe, on a commencé par le carrousel moto. Le but était de faire le tour du terrain en enchaînant plusieurs actions : lever la main gauche, se mettre debout sur la moto, s’asseoir sur les genoux, passer les deux jambes du côté droit, puis refaire la même chose du côté gauche. La première fois que j’avais tenté cet exercice, je n’avais pas réussi à tout faire. Cette fois, j’ai réussi à enchaîner toutes les actions demandées, et honnêtement j’étais super fière de moi. C’est le genre de petit cap qui ne paie pas de mine vu de l’extérieur, mais quand on sait qu’on bloquait dessus avant, ça fait vraiment plaisir.
Ensuite, on est passés aux ateliers plus axés sur la maîtrise du point de patinage. On a commencé par reprendre les bases avec nos motos personnelles pour bien sentir le point de patinage et avoir des conseils adaptés. Puis on a enchaîné avec une course de lenteur. Dit comme ça, ça a l’air tranquille, mais en réalité ça demande pas mal de finesse, de calme et surtout beaucoup de regard.
On a aussi travaillé le slalom rapide, avec l’objectif d’être aux alentours de 35 km/h, de faire un demi-tour au bout, puis de reprendre le même slalom dans l’autre sens. Clairement, le slalom rapide, c’était ma partie préférée de la journée. J’ai vraiment pris du plaisir sur cet atelier. En revanche, le demi-tour, lui, décidait un peu au hasard s’il voulait coopérer ou non. Une fois oui, une fois non, histoire de bien entretenir le suspense. Mais au final, la grosse leçon de la journée, celle qui revenait partout, c’était le regard : regarder loin, regarder avant, ne pas se fixer sur l’obstacle. En gros, là où va le regard, la moto finit souvent par suivre.
On a continué avec des slaloms serrés, puis un atelier du même genre avec, au bout, une planche en bois à traverser avec les deux roues. Là encore, le piège était le même : si on reste bloquée sur le plot ou sur la planche, c’est fichu. Il fallait garder le regard en avance, rester souple et ne pas se crisper. On a aussi eu des ateliers avec des huit plus ou moins serrés. Je n’ai pas eu le temps de tout faire, notamment l’atelier en huit constitué de portes, parce que je préférais d’abord insister sur les exercices que je voulais vraiment réussir avant de passer à un autre. Vu mon talent naturel pour me rajouter des défis toute seule, c’était plus raisonnable.
Avant la pause du midi, j’ai quand même eu le temps de me lancer sur l’atelier arrêt de précision. Et c’est justement après mon deuxième passage qu’Arnaud et sa fille Léa ont remarqué que ma tension de chaîne était complètement détendue. Donc pendant que moi je pensais simplement travailler mes trajectoires, ma moto, elle, avait visiblement décidé de venir en mode détente absolue. Un peu trop même.
Après la pause repas, pendant que les autres continuaient les exercices du matin pour se remettre dedans, moi j’ai eu droit à une séance un peu différente : cours particulier sur la tension de chaîne. Et franchement, avec le recul, c’était une vraie bonne expérience. Grâce aux outils prêtés par Arnaud, à ceux de la CASIM, et à la clé de 24 que Corinne avait dans sa moto, on a pu s’y mettre sérieusement. Arnaud et Pascal m’ont guidée, mais je précise que je n’ai pas fait que regarder : j’ai mis la main à la pâte. Et pendant ce temps-là, Pascal m’a refilé tout en douceur la mission du CR que vous êtes en train de lire. Coïncidence ? Je ne pense pas.
Blague à part, ce moment m’a vraiment apporté quelque chose. Sur le coup, j’étais un peu gênée de découvrir ça en plein milieu de la journée, mais au final j’en ressors avec plus de confiance. J’ai compris comment faire, j’ai vu les étapes, et surtout j’ai participé. Avec les bonnes explications et les bonnes personnes, on apprend vite. Maintenant, je sais que la prochaine fois, je serai beaucoup moins perdue.
Une fois la moto remise en bonne condition, retour sur le terrain pour l’examen blanc. Le principe était d’enchaîner plusieurs exercices vus le matin : un slalom rapide avec un huit à réaliser au bout, puis un slalom serré sur le point de patinage. Pour les Visa 1, il fallait faire un demi-tour ; pour les Visa 2, un tour complet. Ensuite, on terminait avec un autre slalom serré et la traversée de la planche en bois. Et pour ceux qui passent le Visa 2, le tout est chronométré, donc autant dire qu’il y a un petit supplément de pression qui vient se rajouter au reste.
Je vais être honnête : après deux essais, ce n’était pas encore fameux. Mais ce n’était pas non plus la catastrophe absolue. Disons qu’il y a encore du boulot, clairement, mais je ressors quand même de cette journée avec quelque chose de positif. Déjà, parce que j’ai mieux compris ce qu’on attendait de nous. Ensuite, parce que j’ai senti des progrès sur certains exercices, notamment ceux qui me mettaient en difficulté avant. Et surtout, parce que j’ai pu compter sur les encouragements de la CASIM et des autres élèves. Dans ces moments-là, ça change vraiment tout. Alors oui, il reste du travail, mais je pense tenter ma chance au Visa 1 et voir ce que ça donne.
Au final, cette journée m’a rappelé pourquoi j’aime autant ces dimanches à la CASIM. On vient pour travailler, progresser, parfois galérer un peu, parfois se surprendre soi-même, mais on repart toujours avec quelque chose en plus : un conseil, un déclic, une meilleure technique, ou même un cours de mécanique improvisé. Et franchement, ce n’est pas rien.
Merci à toute la CASIM pour la bonne humeur, la bienveillance et les encouragements. Et un merci particulier à Arnaud, Pascal, Léa et Corinne pour leur aide sur la chaîne. Sans vous, ma moto serait peut-être restée détendue… mais moi beaucoup moins. Maintenant, il n’y a plus qu’à continuer à bosser, garder le regard loin, et penser à vérifier la tension de chaîne avant de venir.
Merci Charlène pour ton CR, on espère ne plus te revoir avec une chaîne toute lâche et ravi de voir que tu as appris encore plein de chose avec nous cette journée.
Merci aux encadrants et organisateurs qui ont rendu ce CPM possible, merci au beau temps de nous avoir accompagner toute la journée.
Dimanche 31 mai avait lieu notre CPM portant sur le thème Virage sur Piste. Cindy ayant du mal à voir notre beau Cédric qui agite avec vigueur un drapeau à damiers, elle a le plaisir de nous raconter sa journée telle qu’elle l’a vécue.
Grace à la participation de Gael, nous vous rappelons à quoi ressemble un drapeau à damier. En revanche, vous n’êtes pas obligé de suivre sa recommandation de port du drapeau 😉
Cette année pour la fête des mères, certaines se voient offrir des fleurs, d’autres un repas au restaurant. Pour ma part, je la célèbre au Circuit Beltoise à faire des tours de piste…et en guise de cadeau, j’ai l’honneur de récupérer le CR de cette journée. Il semblerait que je n’ai pas saisi la notion de fin de session avec le drapeau damier 😅 Alors, après un réveil aux aurores, nous nous retrouvons sur le circuit. Quelques aléas viennent pimenter le début de la journée, notamment un tracé légèrement rétréci par la présence de quelques Porsches venues nous rappeler que 4 roues prennent décidément plus de place que deux. Un rapide débriefing sur les petites surprises de la piste et nous voilà prêts à démarrer. La journée peut enfin commencer avec notre petit groupe de 21 stagiaires (dont 10 femmes, notons-le). La météo est douce et les températures plus clémentes, ça s’annonce au top. Premier tour de chauffe pour les trois groupes afin de découvrir le circuit, repérer les trajectoires et gagner en assurance. Au fil de la journée, chacun.e progresse, affine son pilotage et gagne en fluidité. Les premiers genoux commencent à sortir et c’est le concours des plus belles grenouilles. La fin de journée se dessine, tout le monde semble ravi et les moniteurs saluent la progression de chacun.e. Je crois que nous sommes maintenant prêt.e.s à découvrir un nouveau circuit plus grand pour l’année prochaine 😉
Encore merci à tous pour cette journée et l’encadrement.
Bon jeudi !
Cindy
Merci aux moniteurs et aux participants pour le partage des photos. Nous vous proposons un retour en quelques images de cette journée.