Pour ce CPM, c’est Charlène qui nous raconte sa journée, en effet, elle était complètement déchainée …
On avait rendez-vous à 9h, avec un temps franchement parfait : grand soleil, ciel dégagé, bref, les conditions idéales pour passer une bonne journée à moto. Dès mon arrivée, on m’a demandé d’aller dans un box où toutes les filles de la CASIM étaient déjà là. Et là, première bonne surprise de la journée : la CASIM nous avait gâtées. Certaines ont pu repartir avec une veste et un jean moto si la taille allait, et pour les autres il y avait un très beau sweat avec une femme sur une moto, les cheveux au vent. De mon côté, j’ai eu de la chance : je suis repartie avec une veste et un pantalon. Autant dire que la journée commençait déjà très bien.
La matinée était consacrée à des mini-ateliers pour nous préparer à l’examen blanc de l’après-midi, lui-même en vue des tests du 21 juin. Nous avons été répartis en deux groupes : pendant qu’un groupe travaillait sur certains ateliers, l’autre était ailleurs, puis on échangeait. Ensuite, on pouvait revenir librement sur les exercices où on se sentait le moins à l’aise, ce qui était vraiment top pour travailler ses points faibles sans pression inutile.
Dans mon groupe, on a commencé par le carrousel moto. Le but était de faire le tour du terrain en enchaînant plusieurs actions : lever la main gauche, se mettre debout sur la moto, s’asseoir sur les genoux, passer les deux jambes du côté droit, puis refaire la même chose du côté gauche. La première fois que j’avais tenté cet exercice, je n’avais pas réussi à tout faire. Cette fois, j’ai réussi à enchaîner toutes les actions demandées, et honnêtement j’étais super fière de moi. C’est le genre de petit cap qui ne paie pas de mine vu de l’extérieur, mais quand on sait qu’on bloquait dessus avant, ça fait vraiment plaisir.
Ensuite, on est passés aux ateliers plus axés sur la maîtrise du point de patinage. On a commencé par reprendre les bases avec nos motos personnelles pour bien sentir le point de patinage et avoir des conseils adaptés. Puis on a enchaîné avec une course de lenteur. Dit comme ça, ça a l’air tranquille, mais en réalité ça demande pas mal de finesse, de calme et surtout beaucoup de regard.
On a aussi travaillé le slalom rapide, avec l’objectif d’être aux alentours de 35 km/h, de faire un demi-tour au bout, puis de reprendre le même slalom dans l’autre sens. Clairement, le slalom rapide, c’était ma partie préférée de la journée. J’ai vraiment pris du plaisir sur cet atelier. En revanche, le demi-tour, lui, décidait un peu au hasard s’il voulait coopérer ou non. Une fois oui, une fois non, histoire de bien entretenir le suspense. Mais au final, la grosse leçon de la journée, celle qui revenait partout, c’était le regard : regarder loin, regarder avant, ne pas se fixer sur l’obstacle. En gros, là où va le regard, la moto finit souvent par suivre.
On a continué avec des slaloms serrés, puis un atelier du même genre avec, au bout, une planche en bois à traverser avec les deux roues. Là encore, le piège était le même : si on reste bloquée sur le plot ou sur la planche, c’est fichu. Il fallait garder le regard en avance, rester souple et ne pas se crisper. On a aussi eu des ateliers avec des huit plus ou moins serrés. Je n’ai pas eu le temps de tout faire, notamment l’atelier en huit constitué de portes, parce que je préférais d’abord insister sur les exercices que je voulais vraiment réussir avant de passer à un autre. Vu mon talent naturel pour me rajouter des défis toute seule, c’était plus raisonnable.
Avant la pause du midi, j’ai quand même eu le temps de me lancer sur l’atelier arrêt de précision. Et c’est justement après mon deuxième passage qu’Arnaud et sa fille Léa ont remarqué que ma tension de chaîne était complètement détendue. Donc pendant que moi je pensais simplement travailler mes trajectoires, ma moto, elle, avait visiblement décidé de venir en mode détente absolue. Un peu trop même.
Après la pause repas, pendant que les autres continuaient les exercices du matin pour se remettre dedans, moi j’ai eu droit à une séance un peu différente : cours particulier sur la tension de chaîne. Et franchement, avec le recul, c’était une vraie bonne expérience. Grâce aux outils prêtés par Arnaud, à ceux de la CASIM, et à la clé de 24 que Corinne avait dans sa moto, on a pu s’y mettre sérieusement. Arnaud et Pascal m’ont guidée, mais je précise que je n’ai pas fait que regarder : j’ai mis la main à la pâte. Et pendant ce temps-là, Pascal m’a refilé tout en douceur la mission du CR que vous êtes en train de lire. Coïncidence ? Je ne pense pas.
Blague à part, ce moment m’a vraiment apporté quelque chose. Sur le coup, j’étais un peu gênée de découvrir ça en plein milieu de la journée, mais au final j’en ressors avec plus de confiance. J’ai compris comment faire, j’ai vu les étapes, et surtout j’ai participé. Avec les bonnes explications et les bonnes personnes, on apprend vite. Maintenant, je sais que la prochaine fois, je serai beaucoup moins perdue.
Une fois la moto remise en bonne condition, retour sur le terrain pour l’examen blanc. Le principe était d’enchaîner plusieurs exercices vus le matin : un slalom rapide avec un huit à réaliser au bout, puis un slalom serré sur le point de patinage. Pour les Visa 1, il fallait faire un demi-tour ; pour les Visa 2, un tour complet. Ensuite, on terminait avec un autre slalom serré et la traversée de la planche en bois. Et pour ceux qui passent le Visa 2, le tout est chronométré, donc autant dire qu’il y a un petit supplément de pression qui vient se rajouter au reste.
Je vais être honnête : après deux essais, ce n’était pas encore fameux. Mais ce n’était pas non plus la catastrophe absolue. Disons qu’il y a encore du boulot, clairement, mais je ressors quand même de cette journée avec quelque chose de positif. Déjà, parce que j’ai mieux compris ce qu’on attendait de nous. Ensuite, parce que j’ai senti des progrès sur certains exercices, notamment ceux qui me mettaient en difficulté avant. Et surtout, parce que j’ai pu compter sur les encouragements de la CASIM et des autres élèves. Dans ces moments-là, ça change vraiment tout. Alors oui, il reste du travail, mais je pense tenter ma chance au Visa 1 et voir ce que ça donne.
Au final, cette journée m’a rappelé pourquoi j’aime autant ces dimanches à la CASIM. On vient pour travailler, progresser, parfois galérer un peu, parfois se surprendre soi-même, mais on repart toujours avec quelque chose en plus : un conseil, un déclic, une meilleure technique, ou même un cours de mécanique improvisé. Et franchement, ce n’est pas rien.
Merci à toute la CASIM pour la bonne humeur, la bienveillance et les encouragements. Et un merci particulier à Arnaud, Pascal, Léa et Corinne pour leur aide sur la chaîne. Sans vous, ma moto serait peut-être restée détendue… mais moi beaucoup moins. Maintenant, il n’y a plus qu’à continuer à bosser, garder le regard loin, et penser à vérifier la tension de chaîne avant de venir.
Merci Charlène pour ton CR, on espère ne plus te revoir avec une chaîne toute lâche et ravi de voir que tu as appris encore plein de chose avec nous cette journée.
Merci aux encadrants et organisateurs qui ont rendu ce CPM possible, merci au beau temps de nous avoir accompagner toute la journée.
Dimanche 31 mai avait lieu notre CPM portant sur le thème Virage sur Piste. Cindy ayant du mal à voir notre beau Cédric qui agite avec vigueur un drapeau à damiers, elle a le plaisir de nous raconter sa journée telle qu’elle l’a vécue.
Grace à la participation de Gael, nous vous rappelons à quoi ressemble un drapeau à damier. En revanche, vous n’êtes pas obligé de suivre sa recommandation de port du drapeau 😉
Cette année pour la fête des mères, certaines se voient offrir des fleurs, d’autres un repas au restaurant. Pour ma part, je la célèbre au Circuit Beltoise à faire des tours de piste…et en guise de cadeau, j’ai l’honneur de récupérer le CR de cette journée. Il semblerait que je n’ai pas saisi la notion de fin de session avec le drapeau damier 😅 Alors, après un réveil aux aurores, nous nous retrouvons sur le circuit. Quelques aléas viennent pimenter le début de la journée, notamment un tracé légèrement rétréci par la présence de quelques Porsches venues nous rappeler que 4 roues prennent décidément plus de place que deux. Un rapide débriefing sur les petites surprises de la piste et nous voilà prêts à démarrer. La journée peut enfin commencer avec notre petit groupe de 21 stagiaires (dont 10 femmes, notons-le). La météo est douce et les températures plus clémentes, ça s’annonce au top. Premier tour de chauffe pour les trois groupes afin de découvrir le circuit, repérer les trajectoires et gagner en assurance. Au fil de la journée, chacun.e progresse, affine son pilotage et gagne en fluidité. Les premiers genoux commencent à sortir et c’est le concours des plus belles grenouilles. La fin de journée se dessine, tout le monde semble ravi et les moniteurs saluent la progression de chacun.e. Je crois que nous sommes maintenant prêt.e.s à découvrir un nouveau circuit plus grand pour l’année prochaine 😉
Encore merci à tous pour cette journée et l’encadrement.
Bon jeudi !
Cindy
Merci aux moniteurs et aux participants pour le partage des photos. Nous vous proposons un retour en quelques images de cette journée.
L’attribution du compte-rendu de ce week-end touristique est arrivée sur les épaules de Thomas. Ce qui suit est sa prose, avec la participation de vos aimables administrateurs pour les corrections de rigueur 🙂
Tout commence …
Il y a fort fort longtemps
Mon histoire commence en un certain jour de 1999 à La Garenne-Colombes, et 1 341 jours plus tard, je reçois en cadeau ma toute première moto, un moment gravé dans les archives familiales (merci mamie).
Je vous épargne ensuite les près de 8 400 jours qui suivent, pour atterrir directement au mercredi 13 mai 2026, début du pont de l’Ascension et surtout de mon tout premier trajet du Weekend Touristique 2026 du 78e Escadron Motorisé de la CASIM.
Mercredi 13 – Le départ, la fatigue et Waze qui me teste
Je suis rentré le dimanche précédent d’un voyage de deux jours en Angleterre pour assister au Malle Beach Race, encore rincé mais heureux de repartir si vite pour de nouvelles aventures.
Pour ce long week-end, je décide de laisser ma Speed Triple 1200 RX au garage et de partir avec la Tiger 1200 GT Explorer de mon père, fraichement récupérée. Plus confortable, plus haute, plus lourde… bref, un A380 comparé à ma Speed Triple.
Je pars à 18h27 direction le gîte du Val d’Ante à Givry-sur-Argonne. Le trajet me fait passer par Saint-Denis, Meaux, Montmirail, Châlons-en-Champagne avant d’arriver dans la Meuse. Tout se déroule bien jusqu’à ce que Waze décide de me faire vivre une expérience spirituelle : je continue de rouler pendant 10 minutes à destination de nulle part, en pleine nuit, persuadé d’être sur la bonne route. C’est finalement un motard croisé à contre-sens qui me fait douter de tout. Je regarde mon téléphone, réalise que j’ai dépassé le gite depuis longtemps, et fais demi-tour.
J’arrive à 22h28 à la bonne destination et n’oublie pas d’émarger. Selon le guide du week-end, j’appartiens au 78e Escadron Motorisé d’Élite, au 2e peloton surnommé Les Bourdons, à la 111e escouade ; tout ça pour dire que je dors dans la chambre 111. Merci l’imagination débordante des moniteurs pour les intitulés militaires. Je prends possession de ma chambre, rencontre mon colocataire Bertrand, puis rejoins le collectif de 50 Casimirs présent dans la salle commune. Minuit retentit : au lit, demain on roule.
Jeudi 14 – Pluie, roulage et premières boulettes
L’art du stationnement, made by CASIM 78
Réveil 7h30. Je descends prendre le petit-déjeuner… et je revis mes traumatismes de colonie : baguette blanche peu cuite, beurre doux, confiture esseulée, céréales nature. Je prends la fuite, déçu mais lucide.
La météo annonce de la pluie pour une bonne partie du séjour. Je m’équipe en conséquence : gants, veste, pantalon, bottes de pluie. Pour ce week-end, trois groupes étaient proposés : tourisme, roulage et tout-chemin. Je choisis le roulage, afin de découvrir la région par ses routes et paysages plutôt qu’en m’arrêtant visiter les lieux historiques et emblématiques du coin.
J’intègre donc le groupe Louvois, le plus dynamique, encadré par Cédric et Baptiste pour cette première journée. Nous partons à 9h45 direction le Nord, sous une pluie bien présente. Le tracé nous emmène vers Verdun, puis Les Grandes-Armoises, avant de redescendre par Vouziers et les petites routes sinueuses de Sainte-Menehould. Je découvre la Tiger, j’apprends à la manier, mais j’ai encore l’impression de piloter un avion tant elle est haute et massive. Comparée à ma Speed, il y a clairement un axe d’amélioration.
Retour au gite à 17h45 après 311 km. Apéro, discussions, ambiance parfaite.
Le Bouchon d’or
Le moment tant attendu arrive : la présentation des nominés au Bouchon d’or, véritable institution du week-end. Pour les non-initiés, le Bouchon d’or est un rôle humoristique et légèrement punitif, attribué par les encadrants au participant qui s’est distingué par une bourde suffisamment mémorable pour mériter l’attention générale. Celui qui en hérite se voit confier la noble mission de rédiger le compte rendu du séjour.
Ce rôle peut changer de mains à n’importe quel moment du séjour, au gré des maladresses, des oublis ou simplement d’un mauvais karma. Les moniteurs passent alors en revue les exploits de leurs Casimirs : le plein oublié, les clés abandonnées sur la moto, la trajectoire coupée au point de frôler la sortie de route, et toutes les autres perles dignes d’être immortalisées.
Une fois les nominés présentés, l’assemblée tranche à l’applaudimètre. Je suis épargné. Pour l’instant.
Diner : purée compacte et trois boulettes de bœuf. Pour des enfants, ok. Pour une brochette d’adultes de 1m60-50 kg à 2m-100 kg… disons que j’ai connu mieux. La soirée se poursuit dans une ambiance excellente.
Vendredi 15 – La journée parfaite
Réveil 7h, direction la boulangerie Delacroix. Tradition bien cuite, croissant au chocolat, sandwich maison : le bonheur.
Aujourd’hui, nous roulons avec Dimitri, motocycliste de la Police nationale, et Mathilde. Pour moi, c’est un petit rêve d’ado qui se réalise. Depuis longtemps, je fantasme sur le métier de motocycliste, et me retrouver à rouler derrière un pro, un vrai, c’est comme avoir un cours particulier de pilotage sans l’avoir demandé.
Dès les premiers kilomètres, je sens que la journée va être différente. Dimitri roule avec une fluidité impressionnante. Je me surprends à analyser chacun de ses mouvements, à comprendre comment il place son regard, comment il gère ses appuis. Je suis en mode éponge.
La météo est presque clémente. Un orage de grêle express, puis route sèche. Le tracé nous emmène vers Bar-le-Duc, Poissons, Tréveray, puis à travers le Parc naturel régional de Lorraine avant de revenir par les vallées verdunoises. Les paysages alternent entre forêts, champs ouverts et petites routes sinueuses. Je commence à vraiment prendre mes marques avec la Tiger. Le feeling du train avant et des pneus me faisaient peur, mais à force de suivre Dimitri, je sens que je peux la pousser un peu plus, la pencher un peu plus, lui faire confiance.
Départs des groupes le matin … pas toujours bien ordonnés
Le groupe est restreint, ce qui renforce encore la dynamique. Les pauses sont l’occasion de discuter technique, sensations, erreurs, progrès. Dimitri prend le temps de répondre à toutes mes questions. C’est la journée de roulage sur route où j’ai le plus appris depuis que je suis à la CASIM.
L’après-midi est dans la continuité : roulage dynamique, routes magnifiques, sensations parfaites. Je me sens progresser à chaque virage. La Tiger n’est plus un avion ingérable : c’est mon avion.
Retour au gite, apéro, discussions, rires. Diner bof. Nouvelle cérémonie du Bouchon d’or. Toujours pas moi. Je dors heureux.
Samedi 16 – Le jour où tout a basculé
Réveil 7h, direction la boulangerie. Cette fois, plusieurs Casimirs m’accompagnent, l’odeur du pain chaud et le croustillant des viennoiseries ont eu raison d’eux.
Aujourd’hui, direction l’Ouest avec Grégory et Pascal, Monsieur le Président. Le tracé nous emmène tout droit vers le Parc naturel régional de la Montagne de Reims. Le programme annonçait une journée entre les vignes de Champagne, mais dans les faits, nous avons traversé énormément de villages, ce qui a rendu la journée beaucoup moins dynamique. Heureusement, les paysages étaient beaux et panoramiques.
Retour au gite, apéro, puis dernière cérémonie des nominés. Et là, David, un peu trop sûr de lui, se vante de n’avoir jamais eu à rédiger un compte rendu. Erreur fatale. L’assemblée explose : c’est lui. Je suis soulagé. Je me relâche. Grave erreur.
Une pause-déjeuner … au soleil !
Arrive le diner : pâtes bolognaises. Je reçois de la part de David, détenteur du Bouchon d’or, pour ma table de six Casimirs (dont deux moniteurs, détail important) un plat quasi vide de pâtes sans bolognaise, après un détour par la table du Président composée de huit Casimirs.
La frustration me fait lâcher un juron à l’encontre d’une personne dans mon dos, qui avait fait une remarque lorsque j’ai refusé le plat, préférant attendre le plat complet que la gentille dame de la cantine était en train de nous apporter. Ne souhaitant pas choquer mes lecteurs, le juron est remplacé par un animal ayant une consonance très proche.
« On ne va pas partager quatre pâtes sans sauce à six quand même, et en plus on nous force à prendre le plat, quelle bande de canard sérieux, c’est pas cool. » Je laisse place à votre imagination pour interpréter ce cri de l’estomac.
Malheureusement pour moi, propos tenus au mauvais endroit au mauvais moment. Un moniteur dont je tairais le nom (coucou Mickaël), m’a entendu me faire ces réflexions à voix basse, pensant naïvement parler dans ma tête. Il rigole, beaucoup trop, puis se dépêche d’aller remonter mon propos à Monsieur le Président, malgré mes tentatives de corruption infructueuses.
Et c’est ainsi que David a pu se débarrasser du Bouchon d’or malgré lui… sur moi.
Les groupes des jours précédents se séparent selon les envies et les destinations propres à chacun. Je choisis de suivre Dimitri pour le retour, départ à 9h45 du gite.
A 10h05, nous tombons sur une motarde dans les herbes hautes au bord de la départementale, garée à contre-sens : Corinne, une Casimir partie seule voulant rentrer rapidement. Son sac de selle mal attaché avait glissé et frotté contre la roue jusqu’à fondre et se déchirer. Je récupère donc son sac à dos devenu énorme sur ma moto, et Corinne se voit dans l’obligation d’intégrer notre groupe. Selon moi, cette mésaventure aurait pu lui faire remporter le Bouchon d’or mais grâce à la règle suivante : « Si y’a de la casse, alors le membre n’est pas éligible », elle en réchappe.
La pause-café prévue à 11h30 se transforme en déjeuner pizza au restaurant de l’aérodrome de Reims-Prunay, puis nous reprenons la route. Le retour nous fait repasser par Reims, Soissons, puis la région parisienne. Nous arrivons finalement sous un déluge monumental.
Bilan
Ce week-end restera pour moi un vrai tournant. J’ai senti une progression nette dans ma manière de rouler : plus de confiance, plus de fluidité, une meilleure lecture de la route et une vraie prise en main de la Tiger, qui n’était plus un A380 intimidant mais une machine que je savais enfin exploiter.
La rencontre avec Dimitri a été un moment marquant. Rouler derrière un motocycliste de la Police nationale, observer sa précision et sa maitrise, puis pouvoir échanger avec lui, c’était comme toucher du doigt ce rêve d’adolescent que j’avais toujours gardé quelque part.
Entre les paysages, les routes, les galères, les rires, les rencontres et les enseignements, ce week-end m’a rappelé pourquoi j’aime la moto, et pourquoi la CASIM me fait grandir à chaque nouvelle expérience. Recevoir le Bouchon d’or m’a finalement simplement offert l’occasion de vous partager tout cela selon mon point de vue et mon ressenti. Je ne peux que vous recommander de participer aux prochains week-end, balades et cours théoriques/pratiques car le meilleur moyen de progresser est de pratiquer et de vivre sa propre expérience.
Merci à tous les encadrants et participants pour ce séjour au top !
Dimanche 24 mai avait lieu un CPM original sur le thème Tout Chemin. Michel a gagné le droit de nous raconter cette journée, telle qu’il l’a vécu.
Avec une météo annoncée proche de la canicule, Renaud nous avait donné rendez-vous dimanche matin à 9h15 près de chez lui, du côté de Plaisir, pour une journée d’initiation tout-chemin en moto trail.
Du fait de la nécessité de disposer d’une moto adaptée aux chemins ( en particulier équipés de pneus a minima 20% TT) ce fut un CPM avec participants restreints et il est facile d’identifier les participants ;
Nous étions :
4stagiaires : Alexandra, Eric ,Erwin et Michel (rédacteur de ce CR avec des pneus TT montés pour l’occasion 😊 )
Encadré par ces 3 (patients) moniteurs : Renaud, Mickael et Baptiste
Le luxe pour nous débutants en TT presque un moniteur par stagiaire
Dès le matin au rendez-vous , l’organisation de Renaud est au top : possibilité de laisser les pique-niques au frais à son domicile , de déposer les bagages inutiles pour la journée, de se changer avec une tenue plus adaptée aux chemins… et surtout de profiter d’un coin au frais pour la pause du midi. Vu la chaleur annoncée, tout le monde apprécie !
Renaud nous avait prévenus et donné aussi quelques conseils avant de venir :
venir avec seulement un demi-plein pour alléger la moto ;
garder la pression normale des pneus pour rester en sécurité sur route ;
prévoir de l’eau, une petite collation, lunettes, casquette, etc.
sans compter le type de pneus minimum 20% TT ( même avec les chaleurs actuelles il reste des chemins pas vraiment secs)
Visionner le Tuto Casim pour le Tout Terrain
Aller on y va … c’est un CPM pas une balade alors on va commencer par des exercices d’initiation … À 9h30, direction le plateau tout-chemin situé à … que l’on ne divulguera pas pour les exercices du matin.
Exercices techniques du matin
Au programme :
Position debout sur les repose-pieds, en appui sur la plante des pieds ;
Équilibre à basse vitesse ;
Freinage et trajectoires dans les chemins ;
Montées et descentes sur terrain meuble ;
Franchissement de petites buttes de terre. (On apprend à se pencher vers le guidon en montée et plutôt s’en éloigner pour les descentes)
Et aussi un exercice qui nous a tous un peu fait sourire au début : apprendre à monter et descendre de la moto par le côté droit 😊 Sur le moment, on se demande bien pourquoi… jusqu’à ce qu’on imagine la moto arrêtée dans une ornière ou coincée en dévers !
Quelques petites chutes sans gravité viennent ponctuer les exercices — ça fait partie du jeu quand on débute en off-road — mais toujours dans la bonne humeur et sans casse.
Les moniteurs prennent le temps de corriger les positions, donner des conseils et rassurer tout le monde. Petit à petit, chacun commence à prendre confiance et à mieux sentir la moto pour les chemins.
Au final, cette matinée permet aux stagiaires de vraiment commencer à appréhender la conduite off-road et de faire de beaux progrès. D’ailleurs, Baptiste estime que nous sommes désormais assez à l’aise pour poursuivre la balade de l’après-midi sans qu’il soit nécessaire de nous accompagner 😊
Pause déjeuner
La pause déjeuner chez Renaud est particulièrement appréciée. Avec la chaleur, pouvoir manger au frais et récupérer un peu avant de repartir est un vrai luxe.
La balade de l’après-midi
L’après-midi, nous partons pour une belle balade d’environ 55 km autour de Plaisir et des environs, mêlant chemins roulants, passages forestiers et quelques portions un peu plus techniques mais toujours accessibles pour une initiation.
Cette sortie permet de mettre immédiatement en pratique les exercices du matin. Nous essayons un peu tous les types de terrains :
chemins roulants ;
ornières ;
passages en forêt ;
montées et descentes abruptes ;
et bien sûr quelques passages boueux qui ajoutent un peu de piment à la journée 😊
Petit à petit, chacun gagne en confiance et commence à mieux comprendre le comportement de la moto en tout-terrain.
Quelques chiffres de la balade
Distance : 54,82 km
Durée : 3 h 26
Vitesse moyenne : 15,9 km/h
Dénivelé positif : 480 m (bon il y a eu l’équivalent en descente 😉)
Chaque stagiaire aura connu une ou plusieurs petites chutes durant la balade… mais toujours sans gravité et dans la bonne humeur, ce qui fait finalement partie de l’apprentissage du tout-terrain 😊
Entre les ornières, les passages boueux, les montées un peu techniques et les chemins parfois piégeux, il y avait largement de quoi tester nos limites… et parfois celles de nos motos !
Personnellement, après un passage de gué réussi avec un peu trop de confiance, je finis par me vautrer lamentablement dans une toute petite mare ridicule 😄 Comme quoi, en tout-terrain, ce ne sont pas toujours les obstacles impressionnants qui piègent le plus !
Et bon… je parle des chutes des stagiaires, mais il faut reconnaître que Mickael — “Mikette”— n’est pas passé très loin de goûter lui aussi au terrain 😊
Cette journée aura permis de découvrir les bases du trail tout-terrain, de progresser rapidement et surtout de partager un très bon moment dans une ambiance conviviale et pleine de bonne humeur.
Un grand merci à Renaud pour l’organisation et l’accueil, ainsi qu’à Mickael et Baptiste pour leurs conseils et leur patience tout au long de cette belle journée.
Ha j’oubliais : Ça c’était nos motos avant … depuis nous les lavons 😊
Merci Michel pour ce beau CR complet (en textes et photos), qui j’espère, suscitera des vocations de rédacteurs de CR parmi nos adhérents
Merci aux stagiaires pour leur bonne humeur malgré une sacrée chaleur et aux encadrants présents qui ont permis de faire de cette journée un beau succès.
Dimanche 19 avril avait lieu notre 4ème Roulage En Groupe de la saison. C’est Célia qui est à l’honneur pour nous conter cette journée, étant venue sur un coup de bluff, sans s’être inscrite.
Dimanche en Seine-et-Marne
C’est sous un ciel bleu mais avec une petite brise fraiche que la journée a démarré, avec au programme une bonne dose de frissons… pas seulement à cause du vent ! Rendez-vous au parking de l’Intermarché de Ferrières-en-Brie pour retrouver les copains de la CASIM 78 et choisir son groupe d’allure — de quoi satisfaire aussi bien les pilotes tranquilles que les plus engagés. Puis cap sur Provins, joyau médiéval de Seine-et-Marne, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2002. Le temps d’un pique-nique et d’un café bien mérité dans ce cadre hors du temps, avant de reprendre la route pour arpenter les belles — et parfois capricieuses — petites routes des alentours.
Au total, 250 km de bitume avalés avec le sourire, pour un retour par Gonesse. Une belle journée, comme on les aime.
Merci à Célia pour le (bref) compte-rendu de ce REG, et merci à tous les encadrants grâce à qui cette journée s’est déroulée sans anicroche.
Pour compléter, on peut ajouter que : – personne n’a rencontrée de difficulté pour faire le plein d’essence – oui il y a pu y avoir des passages à la limite du tous chemins 😅, ce n’est pas toujours évident sans aller faire une reconnaissance soi-même avant – et que tout le monde avait l’air heureux de ce roulage en groupe avec une météo magnifique