Compte-rendu du week-end 2026 Les routes d’Argonne

L’attribution du compte-rendu de ce week-end touristique est arrivée sur les épaules de Thomas. Ce qui suit est sa prose, avec la participation de vos aimables administrateurs pour les corrections de rigueur 🙂

Tout commence …

Il y a fort fort longtemps

Mon histoire commence en un certain jour de 1999 à La Garenne-Colombes, et 1 341 jours plus tard, je reçois en cadeau ma toute première moto, un moment gravé dans les archives familiales (merci mamie).

Je vous épargne ensuite les près de 8 400 jours qui suivent, pour atterrir directement au mercredi 13 mai 2026, début du pont de l’Ascension et surtout de mon tout premier trajet du Weekend Touristique 2026 du 78e Escadron Motorisé de la CASIM.

Mercredi 13 – Le départ, la fatigue et Waze qui me teste

Je suis rentré le dimanche précédent d’un voyage de deux jours en Angleterre pour assister au Malle Beach Race, encore rincé mais heureux de repartir si vite pour de nouvelles aventures.

Pour ce long week-end, je décide de laisser ma Speed Triple 1200 RX au garage et de partir avec la Tiger 1200 GT Explorer de mon père, fraichement récupérée. Plus confortable, plus haute, plus lourde… bref, un A380 comparé à ma Speed Triple.

Je pars à 18h27 direction le gîte du Val d’Ante à Givry-sur-Argonne. Le trajet me fait passer par Saint-Denis, Meaux, Montmirail, Châlons-en-Champagne avant d’arriver dans la Meuse. Tout se déroule bien jusqu’à ce que Waze décide de me faire vivre une expérience spirituelle : je continue de rouler pendant 10 minutes à destination de nulle part, en pleine nuit, persuadé d’être sur la bonne route. C’est finalement un motard croisé à contre-sens qui me fait douter de tout. Je regarde mon téléphone, réalise que j’ai dépassé le gite depuis longtemps, et fais demi-tour.

J’arrive à 22h28 à la bonne destination et n’oublie pas d’émarger. Selon le guide du week-end, j’appartiens au 78e Escadron Motorisé d’Élite, au 2e peloton surnommé Les Bourdons, à la 111e escouade ; tout ça pour dire que je dors dans la chambre 111. Merci l’imagination débordante des moniteurs pour les intitulés militaires.
Je prends possession de ma chambre, rencontre mon colocataire Bertrand, puis rejoins le collectif de 50 Casimirs présent dans la salle commune. Minuit retentit : au lit, demain on roule.

Jeudi 14 – Pluie, roulage et premières boulettes

L’art du stationnement, made by CASIM 78

Réveil 7h30. Je descends prendre le petit-déjeuner… et je revis mes traumatismes de colonie : baguette blanche peu cuite, beurre doux, confiture esseulée, céréales nature. Je prends la fuite, déçu mais lucide.

La météo annonce de la pluie pour une bonne partie du séjour. Je m’équipe en conséquence : gants, veste, pantalon, bottes de pluie. Pour ce week-end, trois groupes étaient proposés : tourisme, roulage et tout-chemin. Je choisis le roulage, afin de découvrir la région par ses routes et paysages plutôt qu’en m’arrêtant visiter les lieux historiques et emblématiques du coin.

J’intègre donc le groupe Louvois, le plus dynamique, encadré par Cédric et Baptiste pour cette première journée. Nous partons à 9h45 direction le Nord, sous une pluie bien présente. Le tracé nous emmène vers Verdun, puis Les Grandes-Armoises, avant de redescendre par Vouziers et les petites routes sinueuses de Sainte-Menehould. Je découvre la Tiger, j’apprends à la manier, mais j’ai encore l’impression de piloter un avion tant elle est haute et massive. Comparée à ma Speed, il y a clairement un axe d’amélioration.

Retour au gite à 17h45 après 311 km. Apéro, discussions, ambiance parfaite.

Le Bouchon d’or

Le moment tant attendu arrive : la présentation des nominés au Bouchon d’or, véritable institution du week-end. Pour les non-initiés, le Bouchon d’or est un rôle humoristique et légèrement punitif, attribué par les encadrants au participant qui s’est distingué par une bourde suffisamment mémorable pour mériter l’attention générale. Celui qui en hérite se voit confier la noble mission de rédiger le compte rendu du séjour.

Ce rôle peut changer de mains à n’importe quel moment du séjour, au gré des maladresses, des oublis ou simplement d’un mauvais karma. Les moniteurs passent alors en revue les exploits de leurs Casimirs : le plein oublié, les clés abandonnées sur la moto, la trajectoire coupée au point de frôler la sortie de route, et toutes les autres perles dignes d’être immortalisées.

Une fois les nominés présentés, l’assemblée tranche à l’applaudimètre. Je suis épargné. Pour l’instant.

Diner : purée compacte et trois boulettes de bœuf. Pour des enfants, ok. Pour une brochette d’adultes de 1m60-50 kg à 2m-100 kg… disons que j’ai connu mieux. La soirée se poursuit dans une ambiance excellente.

Vendredi 15 – La journée parfaite

Réveil 7h, direction la boulangerie Delacroix. Tradition bien cuite, croissant au chocolat, sandwich maison : le bonheur.

Aujourd’hui, nous roulons avec Dimitri, motocycliste de la Police nationale, et Mathilde. Pour moi, c’est un petit rêve d’ado qui se réalise. Depuis longtemps, je fantasme sur le métier de motocycliste, et me retrouver à rouler derrière un pro, un vrai, c’est comme avoir un cours particulier de pilotage sans l’avoir demandé.

Dès les premiers kilomètres, je sens que la journée va être différente. Dimitri roule avec une fluidité impressionnante. Je me surprends à analyser chacun de ses mouvements, à comprendre comment il place son regard, comment il gère ses appuis. Je suis en mode éponge.

La météo est presque clémente. Un orage de grêle express, puis route sèche. Le tracé nous emmène vers Bar-le-Duc, Poissons, Tréveray, puis à travers le Parc naturel régional de Lorraine avant de revenir par les vallées verdunoises. Les paysages alternent entre forêts, champs ouverts et petites routes sinueuses. Je commence à vraiment prendre mes marques avec la Tiger. Le feeling du train avant et des pneus me faisaient peur, mais à force de suivre Dimitri, je sens que je peux la pousser un peu plus, la pencher un peu plus, lui faire confiance.

Départs des groupes le matin … pas toujours bien ordonnés

Le groupe est restreint, ce qui renforce encore la dynamique. Les pauses sont l’occasion de discuter technique, sensations, erreurs, progrès. Dimitri prend le temps de répondre à toutes mes questions. C’est la journée de roulage sur route où j’ai le plus appris depuis que je suis à la CASIM.

L’après-midi est dans la continuité : roulage dynamique, routes magnifiques, sensations parfaites. Je me sens progresser à chaque virage. La Tiger n’est plus un avion ingérable : c’est mon avion.

Retour au gite, apéro, discussions, rires. Diner bof. Nouvelle cérémonie du Bouchon d’or. Toujours pas moi. Je dors heureux.

Samedi 16 – Le jour où tout a basculé

Réveil 7h, direction la boulangerie. Cette fois, plusieurs Casimirs m’accompagnent, l’odeur du pain chaud et le croustillant des viennoiseries ont eu raison d’eux.

Aujourd’hui, direction l’Ouest avec Grégory et Pascal, Monsieur le Président. Le tracé nous emmène tout droit vers le Parc naturel régional de la Montagne de Reims. Le programme annonçait une journée entre les vignes de Champagne, mais dans les faits, nous avons traversé énormément de villages, ce qui a rendu la journée beaucoup moins dynamique. Heureusement, les paysages étaient beaux et panoramiques.

Retour au gite, apéro, puis dernière cérémonie des nominés. Et là, David, un peu trop sûr de lui, se vante de n’avoir jamais eu à rédiger un compte rendu. Erreur fatale. L’assemblée explose : c’est lui. Je suis soulagé. Je me relâche. Grave erreur.

Une pause-déjeuner … au soleil !

Arrive le diner : pâtes bolognaises. Je reçois de la part de David, détenteur du Bouchon d’or, pour ma table de six Casimirs (dont deux moniteurs, détail important) un plat quasi vide de pâtes sans bolognaise, après un détour par la table du Président composée de huit Casimirs.

La frustration me fait lâcher un juron à l’encontre d’une personne dans mon dos, qui avait fait une remarque lorsque j’ai refusé le plat, préférant attendre le plat complet que la gentille dame de la cantine était en train de nous apporter. Ne souhaitant pas choquer mes lecteurs, le juron est remplacé par un animal ayant une consonance très proche.

« On ne va pas partager quatre pâtes sans sauce à six quand même, et en plus on nous force à prendre le plat, quelle bande de canard sérieux, c’est pas cool. » Je laisse place à votre imagination pour interpréter ce cri de l’estomac.

Malheureusement pour moi, propos tenus au mauvais endroit au mauvais moment. Un moniteur dont je tairais le nom (coucou Mickaël), m’a entendu me faire ces réflexions à voix basse, pensant naïvement parler dans ma tête. Il rigole, beaucoup trop, puis se dépêche d’aller remonter mon propos à Monsieur le Président, malgré mes tentatives de corruption infructueuses.

Et c’est ainsi que David a pu se débarrasser du Bouchon d’or malgré lui… sur moi.

Dimanche 17 – Retour, pluie et karma

Réveil 7h, boulangerie, tradition, croissant, rituel désormais sacré.

Les groupes des jours précédents se séparent selon les envies et les destinations propres à chacun. Je choisis de suivre Dimitri pour le retour, départ à 9h45 du gite.

A 10h05, nous tombons sur une motarde dans les herbes hautes au bord de la départementale, garée à contre-sens : Corinne, une Casimir partie seule voulant rentrer rapidement. Son sac de selle mal attaché avait glissé et frotté contre la roue jusqu’à fondre et se déchirer. Je récupère donc son sac à dos devenu énorme sur ma moto, et Corinne se voit dans l’obligation d’intégrer notre groupe. Selon moi, cette mésaventure aurait pu lui faire remporter le Bouchon d’or mais grâce à la règle suivante : « Si y’a de la casse, alors le membre n’est pas éligible », elle en réchappe.

La pause-café prévue à 11h30 se transforme en déjeuner pizza au restaurant de l’aérodrome de Reims-Prunay, puis nous reprenons la route. Le retour nous fait repasser par Reims, Soissons, puis la région parisienne. Nous arrivons finalement sous un déluge monumental.

Bilan

Ce week-end restera pour moi un vrai tournant. J’ai senti une progression nette dans ma manière de rouler : plus de confiance, plus de fluidité, une meilleure lecture de la route et une vraie prise en main de la Tiger, qui n’était plus un A380 intimidant mais une machine que je savais enfin exploiter.

La rencontre avec Dimitri a été un moment marquant. Rouler derrière un motocycliste de la Police nationale, observer sa précision et sa maitrise, puis pouvoir échanger avec lui, c’était comme toucher du doigt ce rêve d’adolescent que j’avais toujours gardé quelque part.

Entre les paysages, les routes, les galères, les rires, les rencontres et les enseignements, ce week-end m’a rappelé pourquoi j’aime la moto, et pourquoi la CASIM me fait grandir à chaque nouvelle expérience. Recevoir le Bouchon d’or m’a finalement simplement offert l’occasion de vous partager tout cela selon mon point de vue et mon ressenti. Je ne peux que vous recommander de participer aux prochains week-end, balades et cours théoriques/pratiques car le meilleur moyen de progresser est de pratiquer et de vivre sa propre expérience.

Merci à tous les encadrants et participants pour ce séjour au top !

Compte rendu du CPM Tout Chemin du 24 mai 2026

Compte rendu du CPM Tout Chemin du 24 mai 2026

Dimanche 24 mai avait lieu un CPM original sur le thème Tout Chemin. Michel a gagné le droit de nous raconter cette journée, telle qu’il l’a vécu.

Avec une météo annoncée proche de la canicule, Renaud nous avait donné rendez-vous dimanche matin à 9h15 près de chez lui, du côté de Plaisir, pour une journée d’initiation tout-chemin en moto trail.

Du fait de la nécessité de disposer  d’une moto adaptée aux chemins ( en particulier équipés de pneus a minima 20% TT)   ce fut un CPM avec participants restreints et il est facile d’identifier les participants ; 

Nous étions : 

  • 4 stagiaires : Alexandra, Eric ,Erwin  et Michel (rédacteur de ce CR avec des pneus TT montés pour l’occasion 😊 )
  • Encadré par ces 3 (patients) moniteurs : Renaud, Mickael et Baptiste 

Le luxe pour nous débutants en TT presque un moniteur par stagiaire

Dès le matin au rendez-vous , l’organisation de Renaud est au top : possibilité de laisser les pique-niques au frais à son domicile , de déposer les bagages inutiles pour la journée, de se changer avec une tenue plus adaptée aux chemins… et surtout de profiter d’un coin au frais pour la pause du midi. Vu la chaleur annoncée, tout le monde apprécie !

Renaud nous avait  prévenus et donné aussi quelques conseils avant de venir :

  • venir avec seulement un demi-plein pour alléger la moto ; 
  • garder la pression normale des pneus pour rester en sécurité sur route ; 
  • prévoir de l’eau, une petite collation, lunettes, casquette, etc. 
  • sans compter le type de pneus minimum 20% TT ( même avec les chaleurs actuelles il reste des chemins pas vraiment secs) 
  • Visionner le Tuto Casim pour le Tout Terrain

Aller on y va … c’est un CPM pas une balade alors on va commencer par des exercices d’initiation … À 9h30, direction le plateau tout-chemin situé à …  que l’on ne divulguera pas pour les exercices du matin.

Exercices techniques du matin

Au programme : 

  • Position debout sur les repose-pieds, en appui sur la plante des pieds ; 
  • Équilibre à basse vitesse ; 
  • Freinage et trajectoires dans les chemins ; 
  • Montées et descentes sur terrain meuble ; 
  • Franchissement de petites buttes de terre.  (On apprend à se pencher vers le guidon en montée et plutôt s’en éloigner pour les descentes)

Et aussi un exercice qui nous a tous un peu fait sourire au début : apprendre à monter et descendre de la moto par le côté droit 😊
Sur le moment, on se demande bien pourquoi… jusqu’à ce qu’on imagine la moto arrêtée dans une ornière ou coincée en dévers !

Quelques petites chutes sans gravité viennent ponctuer les exercices — ça fait partie du jeu quand on débute en off-road — mais toujours dans la bonne humeur et sans casse.

Les moniteurs prennent le temps de corriger les positions, donner des conseils et rassurer tout le monde. Petit à petit, chacun commence à prendre confiance et à mieux sentir la moto pour les chemins.

Au final, cette matinée permet aux stagiaires de vraiment commencer à appréhender la conduite off-road et de faire de beaux progrès. D’ailleurs, Baptiste estime que nous sommes désormais assez à l’aise pour poursuivre la balade de l’après-midi sans qu’il soit nécessaire de nous accompagner 😊

Pause déjeuner

La pause déjeuner chez Renaud est particulièrement appréciée. Avec la chaleur, pouvoir manger au frais et récupérer un peu avant de repartir est un vrai luxe.

La balade de l’après-midi

L’après-midi, nous partons pour une belle balade d’environ 55 km autour de Plaisir et des environs, mêlant chemins roulants, passages forestiers et quelques portions un peu plus techniques mais toujours accessibles pour une initiation.

Cette sortie permet de mettre immédiatement en pratique les exercices du matin.
Nous essayons un peu tous les types de terrains :

  • chemins roulants ; 
  • ornières ; 
  • passages en forêt ; 
  • montées et descentes abruptes ; 
  • et bien sûr quelques passages boueux qui ajoutent un peu de piment à la journée 😊 

Petit à petit, chacun gagne en confiance et commence à mieux comprendre le comportement de la moto en tout-terrain.

Quelques chiffres de la balade

  • Distance : 54,82 km 
  • Durée : 3 h 26 
  • Vitesse moyenne : 15,9 km/h 
  • Dénivelé positif : 480 m  (bon il y a eu l’équivalent en descente 😉)

Chaque stagiaire aura connu une ou plusieurs petites chutes durant la balade… mais toujours sans gravité et dans la bonne humeur, ce qui fait finalement partie de l’apprentissage du tout-terrain 😊

Entre les ornières, les passages boueux, les montées un peu techniques et les chemins parfois piégeux, il y avait largement de quoi tester nos limites… et parfois celles de nos motos !

Personnellement, après un passage de gué réussi avec un peu trop de confiance, je finis par me vautrer lamentablement dans une toute petite mare ridicule 😄
Comme quoi, en tout-terrain, ce ne sont pas toujours les obstacles impressionnants qui piègent le plus !

Et bon… je parle des chutes des stagiaires, mais il faut reconnaître que Mickael — “Mikette”— n’est pas passé très loin de goûter lui aussi au terrain 😊

Cette journée aura permis de découvrir les bases du trail tout-terrain, de progresser rapidement et surtout de partager un très bon moment dans une ambiance conviviale et pleine de bonne humeur.

Un grand merci à Renaud pour l’organisation et l’accueil, ainsi qu’à Mickael et Baptiste pour leurs conseils et leur patience tout au long de cette belle journée.

Ha j’oubliais : Ça c’était nos motos avant … depuis nous les lavons 😊

Merci Michel pour ce beau CR complet (en textes et photos), qui j’espère, suscitera des vocations de rédacteurs de CR parmi nos adhérents 

Merci aux stagiaires pour leur bonne humeur malgré une sacrée chaleur et aux encadrants présents qui ont permis de faire de cette journée un beau succès.

Compte-rendu du roulage en groupe #4 : Vers Provins du 19 avril 2026

Compte-rendu du roulage en groupe #4 : Vers Provins du 19 avril 2026

Dimanche 19 avril avait lieu notre 4ème Roulage En Groupe de la saison. C’est Célia qui est à l’honneur pour nous conter cette journée, étant venue sur un coup de bluff, sans s’être inscrite.

Dimanche en Seine-et-Marne

C’est sous un ciel bleu mais avec une petite brise fraiche que la journée a démarré, avec au programme une bonne dose de frissons… pas seulement à cause du vent ! Rendez-vous au parking de l’Intermarché de Ferrières-en-Brie pour retrouver les copains de la CASIM 78 et choisir son groupe d’allure — de quoi satisfaire aussi bien les pilotes tranquilles que les plus engagés. Puis cap sur Provins, joyau médiéval de Seine-et-Marne, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2002. Le temps d’un pique-nique et d’un café bien mérité dans ce cadre hors du temps, avant de reprendre la route pour arpenter les belles — et parfois capricieuses — petites routes des alentours.

Au total, 250 km de bitume avalés avec le sourire, pour un retour par Gonesse. Une belle journée, comme on les aime.

Merci à Célia pour le (bref) compte-rendu de ce REG, et merci à tous les encadrants grâce à qui cette journée s’est déroulée sans anicroche.

Pour compléter, on peut ajouter que :
– personne n’a rencontrée de difficulté pour faire le plein d’essence
– oui il y a pu y avoir des passages à la limite du tous chemins 😅, ce n’est pas toujours évident sans aller faire une reconnaissance soi-même avant
– et que tout le monde avait l’air heureux de ce roulage en groupe avec une météo magnifique


Compte rendu du CPM Mania lente et allure normale, gymkhana du 5 Avril 2026

Dimanche 5 avril avait lieu notre CPM portant sur les thèmes Maniabilité à allure lente, normale et exercice type Gymkhana.
Il est rare que nous ayons des volontaires pour rédiger le CR mais Charlotte a souhaité nous raconter et partager son expérience telle qu’elle l’a vécue.

Et oui, c’est de nouveau moi qui rédige le CR 😄

Mais c’est parce que nous sommes devenus de supers bons casimirs (0 retard, tout le monde qui émarge, comportement exemplaire… 👼) et surtout parce que j’ai adoré ce CPM (et celui du lendemain 🤩) que je me porte volontaire pour le faire !

Allez hop, tout le monde dehors ! À la fraîche ! 🌬️

Bon en vrai ça va, il ne fait pas froid… avec mes 5 couches de vêtements, je suis bien 😅#frileuse

On commence par un échauffement orchestré par Mathilde 💪

On tourne dans tous les sens : la tête, les mains, les coudes, les bras, le bassin, les genoux… et les chevilles autant qu’on peut — surtout pour ceux en bottes de moto 🤭

Puis à l’attaque pour le programme du jour : maniabilité lente et allure normale 🏍️

On démarre avec le classique carrousel, puis une course de lenteur pour bien gérer le point de patinage avec un bon régime moteur et un bon dosage d’embrayage + frein arrière 👌

Ensuite, plusieurs parcours en accès libre sur les deux plateaux :

➡️ un petit et un grand 8

➡️ un petit et un grand O

➡️ des slaloms rapides et lents

➡️ des évitements gauche et droite

➡️ et le fameux Gymkhana 🔥

Venue avec ma GSX-R (surtout pour le lendemain 😏), je demande à utiliser la Casimoto.

Pour la découvrir, je commence par les slaloms rapides : facile 😎

Puis les lents : tranquille 🙂

Un évitement à gauche et à droite, pour le check ✔️
Je m’élance pour le 8… et ça va 👍



Mais là, je décide de m’attaquer à mon vrai problème 😬

Celui qui m’a fait adhérer à la CASIM à la base : le O dans le sens horaire…
J’ai un p###### de blocage depuis des années 😅 :

👉 si je braque à fond → impossible de tourner la tête

👉 si je tourne la tête → impossible de braquer à fond
Psychologiquement, impossible de faire les deux sans m’imaginer au sol immédiatement 💥

Donc quasiment toute l’après-midi, pendant que les autres élèves s’éclatent au Gymkhana 😁, moi je reste sur le O…

Et pas avec un psy 😂, mais avec un super coach : Arnault 🙌
Après lui avoir expliqué mon blocage, il me fait travailler doucement, une chose après l’autre.

Il me laisse faire des tours à l’extérieur des plots.
Je tourne, je tourne, je ne lâche rien… et lui non plus 💪

Je me détends, il me met en confiance, je comprends ses explications et j’arrive petit à petit à appliquer ses conseils.
Et là, petit moment perché 😅 : j’étais tellement focus sur ce qu’il me disait que pendant ses explications… je me suis mise à le visualiser dans sa cuisine 🍳😂 (cf. ses 3h de vidéos CPM méca) 😆
Je ne sais pas si ça m’a aidée… mais en tout cas, j’étais à fond dedans 🤯
Je ressens de moins en moins de peur… et surtout, je vois que c’est possible ✨

Alors je me lance :

👉 j’entre dans les plots

👉 je fais des demi-cercles

👉 et puis… enfin…
J’y arrive !!! DES O COMPLETS !!! 😱🔥



Pouhaaaaaa !!!!
Je suis trop contente… mais fatiguée 😅

Je remercie Arnault 🙏 et pars faire une pause en regardant les autres au Gymkhana.

Clairement, ça donne envie 🤩… mais là, je ne le sens pas de tenter.
C’est une journée éprouvante pour tout le monde, et pas mal de stagiaires repartent au compte-gouttes dans l’après-midi pour garder de l’énergie pour le retour 🥱

De mon côté, après la pause, une question me trotte dans la tête :

👉 Est-ce que je peux le refaire ?
Je retourne voir Arnault :
« Je viens pour la confirmation 😜 »
Je me lance doucement à l’extérieur, j’applique tous les conseils… et zou ! 💫

Je refais des cercles complets au milieu des plots !
Hallelujah !!! 🙌
Là, je m’autorise enfin à me dire que c’est bon :

👉 J’ai réussi 😄
 Je suis tellement contente, soulagée… et fière, oui ! 💥

Voilà pour la journée 1 !

Maintenant direction la journée 2 : la CPM piste avec la CASIM 91 et 77 avec la découverte du circuit des Écuyers dès le lendemain 🏁

Charlotte, alias Enigma_LSD ✌️

Merci à elle pour ce récit rapide, merci aux participants pour leur bonne humeur lors de cette journée ensoleillée, et merci à l’ensemble des nombreux encadrants présents sans qui cette journée ne serait pas possible.

Nous aussi, on aime la cuisine de notre moniteur et son CPM de 3 h de vidéo sur la mécanique ! Si, toi aussi, tu souhaites passer d’aussi belles journées : il ne te reste qu’à nous rejoindre sur un prochain CPM, si tu es déjà adhérent(e), ou bien t’inscrire pour la prochaine saison.

Compte rendu du CPM « Freinage et évitement » du 8 mars 2026

Compte rendu du CPM « Freinage et évitement » du 8 mars 2026

Dimanche 8 mars avait lieu notre CPM portant sur les thèmes Freinage et évitement. Cette date coïncidant avec la « Journée internationale des droits des femmes« , dans un monde de la moto encore souvent perçu comme masculin, nous avons souhaité célébrer nos adhérentes et monitrices. Au sein de la CASIM 78, les femmes participent pleinement à la vie de l’association et prennent des responsabilités pour l’information, l’éducation et la formation des usagers de deux-roues motorisés.
Parce que la moto est avant tout une histoire de passion et de partage, nous avons souhaité leur rendre hommage par les photos que vous trouverez dans la galerie ci-dessous.

Bien entendu qui dit CPM dit CR, donc suite à une clef oubliée sur moto, Carole a gagné l’immense privilège de nous raconter cette journée, telle qu’elle l’a vécu :

J’ai récupéré le CR comme on récupère des clés sur un parking. 

Alors, merci Président pour mes clés et pour cet immense honneur d’être votre CR du jour. Et comme tout grand honneur, il se doit d’être unique.

Après un instructif cour magistral et une panse garnie, nous nous sommes repartis sur 4 ateliers : « freinage en tout genre » et « évitement ».

Bienveillance, bons conseils bonne humeur et chaleur nous ont accompagnés pendant ces exercices.

Si j’avais réussi ces exercices avant, pensez-vous, Président, que j’aurais pu éviter le CR ?

Pour tout vous dire, chers adhérents et moniteurs, en cette journée de la femme, bien m’en a pris de prendre le CR. Car cela marque cette fin de journée du 8 mars par des paroles féminines et nous étions extrêmement bien représentées à la Casim 78 !

Signé : Le ruban liberty

Comme je n’ai que ce jour je vais oser écrire : le chouchou du Président ! (ndlr, on ne savait pas qu’il avait une chouchou le président)

Merci à elle pour ce récit rapide, merci aux participants pour leur bonne humeur lors de cette journée ensoleillée, et merci à l’ensemble des nombreux encadrants présents sans qui cette journée ne serait pas possible.

Place aux photos de nos adhérentes et monitrices qui ont joué le jeu pour rendre hommage à cette « journée internationale des droits de la femme ».