Compte rendu du CPM « Freinage et évitement » du 8 mars 2026

Compte rendu du CPM « Freinage et évitement » du 8 mars 2026

Dimanche 8 mars avait lieu notre CPM portant sur les thèmes Freinage et évitement. Cette date coïncidant avec la « Journée internationale des droits des femmes« , dans un monde de la moto encore souvent perçu comme masculin, nous avons souhaité célébrer nos adhérentes et monitrices. Au sein de la CASIM 78, les femmes participent pleinement à la vie de l’association et prennent des responsabilités pour l’information, l’éducation et la formation des usagers de deux-roues motorisés.
Parce que la moto est avant tout une histoire de passion et de partage, nous avons souhaité leur rendre hommage par les photos que vous trouverez dans la galerie ci-dessous.

Bien entendu qui dit CPM dit CR, donc suite à une clef oubliée sur moto, Carole a gagné l’immense privilège de nous raconter cette journée, telle qu’elle l’a vécu :

J’ai récupéré le CR comme on récupère des clés sur un parking. 

Alors, merci Président pour mes clés et pour cet immense honneur d’être votre CR du jour. Et comme tout grand honneur, il se doit d’être unique.

Après un instructif cour magistral et une panse garnie, nous nous sommes repartis sur 4 ateliers : « freinage en tout genre » et « évitement ».

Bienveillance, bons conseils bonne humeur et chaleur nous ont accompagnés pendant ces exercices.

Si j’avais réussi ces exercices avant, pensez-vous, Président, que j’aurais pu éviter le CR ?

Pour tout vous dire, chers adhérents et moniteurs, en cette journée de la femme, bien m’en a pris de prendre le CR. Car cela marque cette fin de journée du 8 mars par des paroles féminines et nous étions extrêmement bien représentées à la Casim 78 !

Signé : Le ruban liberty

Comme je n’ai que ce jour je vais oser écrire : le chouchou du Président ! (ndlr, on ne savait pas qu’il avait une chouchou le président)

Merci à elle pour ce récit rapide, merci aux participants pour leur bonne humeur lors de cette journée ensoleillée, et merci à l’ensemble des nombreux encadrants présents sans qui cette journée ne serait pas possible.

Place aux photos de nos adhérentes et monitrices qui ont joué le jeu pour rendre hommage à cette « journée internationale des droits de la femme ».

Compte-rendu du roulage en groupe #2 (le retour) : Vallées de l’Ouest du 8 février 2026

Compte-rendu du roulage en groupe #2 (le retour) : Vallées de l’Ouest du 8 février 2026

Dimanche 8 février avait lieu notre 2ème Roulage En Groupe de la saison, celui-là même que nous avions dû annuler le 16 novembre dernier pour mauvaise météo. C’est Mickaël qui, pour une sombre histoire de pinlock…, a l’honneur de nous compter cette journée.

Une journée de roulage avait été organisée le 8 février 2026 par suite de l’annulation de celle du mois de novembre 2025.

Pour moi, l’enjeu fut double :

• Reprendre la pratique du deux-roues après un an d’abstinence… Nous étions déjà en 2026.

• Me qualifier pour le week-end touristique de mai. N’ayant eu l’information que très tardivement, il me fallait participer à une randonnée longue, c’est-à-dire supérieure à 180 kilomètres.

En préambule, une sortie moto réussie est une sortie que l’on prépare en amont, avec une bonne nuit réparatrice… Je laisse cela aux autres : la précipitation et le manque de sommeil sont les ingrédients qui mettent toujours un soupçon de sel dans la vie. Comme on dit dans la musique, on laisse place à l’improvisation : on tape le bœuf (ce jour-là, il n’y en avait pas).

Donc, samedi, après une bonne journée de labeur, je me décidai vers 22 h 35 – 22 h 37 à retirer les étiquettes de mes équipements fraîchement achetés sur LBC et à préparer ma batterie rechargée. 23 h 45, au lit pour une longue nuit sans sommeil. Debout dimanche, plein gaz… enfin, dans le gaz. Arrivé au souterrain, j’ai toujours la surprise de la voir… Cette moto. On pourrait imaginer le pire. Elle et moi, on fait chambre à part. Je retire la banquette qui fait office de selle puis y dépose la batterie. Première galère : impossible de visser correctement une des cosses. La deuxième arrive encore plus vite : impossible de remettre la selle. Il n’y a pas à dire, plus je m’énerve, moins ça va mieux… Comme toujours, je me maudis d’avoir acheté cette merguez. Bonne résolution pour 2026 : je mettrai une cagoule… Tiens, elle me cache le visage… Pas le temps. Je roulerai la mentonnière ouverte, c’est tellement cool. Bizarre, la jugulaire est un peu courte. Je roule au vent ; la brise bien fraîche du matin me donne l’allure d’un vieux chien avec mes yeux larmoyants.

Départ de Guyancourt à 9 h 00. Avec un peu de chance, ils seront déjà partis… Direction Bois-d’Arcy. Les commodos sur cette moto sont tout sauf intuitifs… Force est de constater que je ne peux plus arrêter les clignotants. Avec cette marque bavaroise, rien ne m’étonne. J’essaie : un coup à gauche, un coup à droite. Je me dis que je vais encore me prendre des réflexions. Forcément, je rate l’échangeur… m’obligeant à faire un long détour. J’aperçois un attroupement de motos. Très démonstratif, je montre tout de suite que la sécurité est l’affaire de tous : je prends les contre-allées en contresens, coupant ici et là… Halte à la station-service. J’arrive pile au moment de l’appel — mais pas celui du 18 juin. Je retire mon casque et vais saluer les personnes. Je constate que mon tour de cou était coincé entre mon crâne et mon casque… Nous sommes un groupe de six, avec deux accompagnateurs. Quelle fierté d’incorporer l’élite — enfin, les plus aguerris… Par excès de modestie, on dit « dynamique ». On n’est même pas partis qu’on parle déjà trajectoires de sécurité, autonomie, quinconce…

Je pars, comme à mon habitude, en queue de peloton. Après avoir rejoint la voie rapide, direction Dreux par la RN12. Le vent me fouette le visage. Je ferme simplement ma visière pour m’apercevoir que le monde qui m’entoure prend une teinte bleutée et granuleuse. Je distingue péniblement les véhicules et les motards qui me précèdent. Au cinéma, on appellerait cela un étalonnage… « Le Mépris » de Godard. Je plisse les yeux, prends le temps d’évaluer toutes les possibilités — qui se résument à ouvrir la visière… Je ne voulais pas connaître la même fin que le film. La voie rapide en moto n’a pas de sens… Entre le bruit, le vent qui vous arrache les narines et cette route définitivement rectiligne, je me dis que je vais très vite en avoir plein les bottes…

Mon salut arrive rapidement : direction Plaisir puis Pontchartrain. Je peux enfin ouvrir grand la visière et profiter du soleil qui enjolivera notre journée. On roule compact, à un rythme bien contenu. J’ai le loisir de regarder le paysage défiler. Je remarque alors que le pot de la moto devant moi fume d’une étrange fumée blanche — celle qui fleure bon le joint de culasse en fin de vie. J’observe aussi un goutte-à-goutte qui semble venir du trop-plein du réservoir. J’ai bien essayé de lui faire entendre raison… Il y eut une maigre tentative d’arrêt… Mais la route reprit ses droits. En arrivant à Houdan pour la pause, deux sujets s’imposent : la moto à vapeur… et mon casque « étalonneur ». Le Pinlock 120 donnerait-il une coloration ? Pendant le café, le naïf que je suis demande à l’assistance si la teinte perçue à travers la visière est normale. Après avoir regardé à travers mon casque — et m’avoir bien chambré — on entreprend de retirer la visière pour accéder au film plastique qui recouvrait encore le Pinlock…

Retour vers les motos. Un rapide coup d’œil au vase d’expansion : on n’y distingue rien. Bref, la belle est coutumière des voyants moteur orange et du manque de liquide de refroidissement. Un passage par Montreuil, dans cette vallée où l’Avre enjambe l’Eure. Arrivée vers 11 h 30 à Dreux, sur un rythme entendu et complice. Les manœuvres avec moteur à l’arrêt sont toujours un moment épique. Petit débriefing sur l’itinéraire, puis pause déjeuner. Avant la reprise, je sollicite les moniteurs pour être derrière l’ouvreur après le repas. Aujourd’hui, ce sera pizza. Petite salade pour moi et café… Je me méfie toujours des repas copieux. Je sollicite encore pour être derrière l’ouvreur. Là, pas de galanterie…

On repart. Ça accélère franchement. Je vois dans mon rétro le groupe s’étirer. Passage en sous-bois, dépassements, on garde le rythme. Arrêt à Vernon pour une pause salutaire. Je laisse ma place et me mets au fond, contre le radiateur. On change de rive à hauteur de Bonnières-sur-Seine. Je me surprends à devenir bucolique en remontant la Seine sur sa rive droite. Puis nous prenons à gauche pour la montée de Clachalôze. Les blocs de roche, les cailloux, les conifères, la pente raide et la route étroite donnaient un parfum de routes cévenoles…

En haut, le motard est un contemplatif… Il domine le paysage avec sa monture. Il prend le temps de l’échange.
Moi, pas.

On nous propose de refaire la descente pour celles et ceux qui le désirent. Je repars — et remonte forcément plus vite… Pas le temps de tergiverser. On reprend la route dans le Vexin français ; on y découvre de larges vallées où serpente l’asphalte.

Je quitte le groupe à hauteur de Meulan, les poignets tétanisés et les adducteurs endoloris pour trois jours. La moto est aussi un sport.

Merci Mickaël pour le compte-rendu de ce REG, et merci à tous les encadrants grâce à qui cette journée s’est déroulée sans anicroche.

Compte rendu du CPM CECA du 11 janvier 2026

Aujourd’hui c’était le CPM C.E.C.A à la CASIM 78. Un acronyme barbare qui cache un sujet important : le Comportement En Cas d’Accident. Malgré la mauvaise foi typique des moniteurs, nous avons dû reconnaître qu’aucun stagiaire n’a fait de bourde qui justifierait de lui faire rédiger le CR de la journée, je me suis donc proposé de le faire.

Aujourd’hui, pas de moto, donc, après le traditionnel café de bienvenue et les retrouvailles avec tout le monde, on se sépare en deux groupes. D’un côté les gens qui ont déjà une expérience du secourisme, de l’autre ceux pour qui le sujet est tout nouveau. Comme je suis venu en touriste aujourd’hui, je décide de m’incruster dans ce deuxième groupe, et je m’installe discrètement au premier rang pour suivre la présentation d’Arnauld, Mickaël et Jean Pierre. Chacun son tour, la semaine prochaine je serai à leur place !

Au programme de ce matin, on ne parle pas de gestes techniques de secourisme, on verra ça cet après-midi. On va plutôt parler du reste : comment bien réagir quand on arrive sur un accident de la route, un petit rappel sur les obligations légales de porter assistances aux victimes, les bonnes pratiques pour le faire tout en assurant sa sécurité et celle des autres, ce à quoi il faut être attentif pour évaluer rapidement la situation, et comment passer le bon appel au secours, celui qui permettra aux services d’urgence d’avoir toutes les informations pour une intervention rapide et efficace. Je ne rentre pas dans les détails ici, vous aurez toutes ces informations en suivant ce CPM à la CASIM. (Un peu d’auto-promo, ça ne fait pas de mal !) Je profite d’être là pour prendre quelques photos pour alimenter les réseaux sociaux de l’association (j’ai parlé d’auto-promo déjà ?), et j’aide mes collègues à répondre aux nombreuses questions. Ce CPM fait toujours beaucoup parler et c’est très bien, le partage des expériences est bénéfique pour tout le monde. Nos trois présentateurs arrivent tout de même à ne pas trop s’éloigner du sujet et à terminer à l’heure pour la pause déjeuner.

Après un festin dans un restaurant étoilé… Ah non, après un passage au fast-food, on commence l’après-midi avec la deuxième partie du CPM. Cette fois-ci  ce n’est pas un moniteur de la CASIM qui présente, mais Thierry, professionnel du secourisme, qui vient nous apporter son aide cette année encore pour nous montrer les gestes de premiers secours. Un grand merci à lui !

Au programme, quoi faire (ou quoi ne surtout pas faire) quand on porte assistance à un blessé. En fonction de ce dont souffre notre victime imaginaire on ne va évidemment pas s’en occuper de la même façon, et Thierry nous passe en revue les cas qu’on risque de voir le plus souvent. Règle d’or, comme il le dit si bien : « ça dépend ». Oubliez la situation idéale, chaque accident sera unique et il faudra s’adapter et faire au mieux en fonction de la situation.

De mon côté je fais le cobaye pour illustrer les situations. J’ai eu plusieurs hémorragies, des pansements compressifs, un garrot au bras, une jambe cassée, et même un garrot au cou ! (Mais celui-là, c’était pour montrer ce qu’il ne faut surtout jamais faire !)

J’ai ensuite laissé ma place de cobaye à Baptiste qui a joué la victime inconsciente, puis à Bob le mannequin pour le massage cardiaque et l’utilisation du défibrillateur, et j’ai refait quelques photos pour les réseaux. (Auto-promo, tout ça…)

Merci à ceux qui ont participé à cette journée, on espère évidemment que ce que vous aurez appris aujourd’hui ne vous servira pas, mais au cas où, vous êtes un peu plus préparés. Pour ceux qui veulent aller plus loin ou qui ont raté ce CPM, vous pouvez suivre auprès de différents organismes des formations certifiantes comme le PSC1 (Prévention et Secours Civique niveau 1), ou le SST en entreprise (Sauveteur Secouriste du Travail).

Cédric.

PS : Malgré une prise en charge immédiate, Bob n’aura pas pu être réanimé…

Compte rendu du CPM du 7 décembre 2025 : Equipements du motard / Expérience et comportement

Dimanche 7 décembre avait lieu le premier CPM de la saison sans moto et en salle sur 2 thèmes :

  • Equipements du motard
  • Expérience et Comportement

Suite à un important retard, Isabelle a gagné l’immense privilège de nous raconter cette journée, telle qu’elle l’a vécu.

A mon tour d’être désignée comme rédactrice du CR « Equipement du Motard + Expérience du comportement » de ce 7 décembre. Une journée bien à l’abri de la pluie battante, sans pratique moto, mais avec l’accueil toujours très réconfortant de l’équipe CASIM 78.

Beaucoup ont pu croire qu’un tel sujet allait nous endormir et que c’est beaucoup plus fun de faire les balades ou les journées avec plateau et exercices de maniabilité. C’est sans compter avec la bonne humeur et les bons jeux de mots de Greg, Mathilde et Jean Luc qui nous ont concocté un programme aux petits oignons.

Le matin : le thème de l’Equipement commence par un questionnaire sympa et sur le sujet des casques.
Hélas, étant arrivée en retard, (d’où cette rédaction de CR comme pour me faire pardonner,) je ne peux pas vous en dire plus sur les différents types de casque : Jet, Intégral, Modulaire. Aussi mentionné : le test « certimoov » aux 90 casques testés.

Mais j’ai bien noté qu’il fallait que je vérifie ma jugulaire et bien m’assurer qu’elle soit assez serrée. Evidemment nous avons passé beaucoup de temps sur la taille, la mousse, l’entretien, la visière et le Pinlock. Pour les gants, chaussures, vestes, pantalons, dorsales, tours de cou, bouchons pour filtrer les bruits, gilet fluo obligatoire, nous avons passé en revue les différentes options. Ce que j’en retiens :

  • un équipement selon l’usage de la moto, circuit, voyage, urbain, hiver, été, etc.. les choix sont tous des compromis personnels,
  • . il faut connaître les normes CE et leur signification pour un minimum de protection. Il y a maintenant une nouvelle homologation « 2206 » plus complète que celle 2205.
  • . il faut vraiment passer du temps à se renseigner avant achat pour avoir un vrai discernement lors du choix en boutique. L’équipement doit s’essayer en physique, surtout les casques. L’achat par internet peut réserver des surprises. Attention ne pas ranger les gants dans le casque : c’est sale ! Aussi mentionné pour les casques : www.youtube.com/@MATTAdventure

Ne pas oublier la star de l’équipement ! L’airbag ! Filaire, Electronique, avantages et inconvénients, partage d’expérience. Promis, je vais faire contrôler mon I-Motion car je l’ai déjà depuis plus d’un an. Nous avons aussi parlé du poids de la cartouche, et comme cela devient très technique selon les modèles et recommandations des marques. Tout à coup, la formule magique apparaît….  « RTFM » (Read the Fucking Manuel ! hahaha !). C’est comme cela qu’on apprend qu’avec un airbag électronique, si l’on prend l’avion pour faire de la moto : il faut mettre en soute l’explosif (qui provoque le gonflage du coussin de l’airbag) et prendre la batterie en cabine. Attention avec l’Airbag qui se gonfle : ne pas mettre les clés dans les poches intérieures du blouson ! Rien de dur dans les poches ! Cela va avec la recommandation de ne pas rouler avec un sac à dos contenant des objets durs (ordi, règles, etc.).

En conclusion de cette matinée, pour l’équipement, deuxième phrase magique « choisir c’est renoncer ». Adapter à la pratique, au budget et voir les avantages vs inconvénients en connaissance de cause, pour l’Enduro, le Trail ou la visite de châteaux …

Après le déjeuner convivial, nous repartons au centre sagement pour apprendre qu’en octobre 2025, en Ile-de-France 49 personnes se sont tuées en 2-roues avec 400 blessés graves. Ce qui justifie un rappel des comportements permettant une sécurité accrue pour nous les motards : déjà pas d’alcool parce que « quand je suis en moto, je ne suis pas alcolo… » Pour rappel, l’alcool aggrave l’accès de confiance, baisse la vigilance, allonge la distance de freinage, réduit le champ visuel, modifie la perception de la vitesse. Et ça peut être cumulatif avec de la somnolence aussi.

Encore une petite phrase magique : « l’assureur, tant que t’en as pas besoin tout va bien. » Aussi dans le comportement du motard, la vitesse peut être fatale. Nous avons vu les différentes situations, sur les petites routes avec tracteurs et animaux sauvages, sous la pluie, en montagne, avec un bitume dégradé, les ronds-points à prendre en extérieur pour diminuer le risque d’essence déversée et de gravillons et d’adopter la trajectoire de sécurité, et surtout nous avons parlé de l’inter file !!!!

Grâce au décret inter file passé en janvier 2025, il est autorisé pour les deux roues de moins de 1m de largeur. Attention au guidon moto et aux valises larges. Aussi les motards ne sont pas verbalisés sur la file Covoiturage. J’apprends que les Warnings ne sont pas autorisés, c’est contre-productif. Mieux vaut le clignotant pour annoncer son entrée et sortie de l’inter file. Toujours pas plus que 20km au-dessus de la  vitesse des autres véhicules. Et attention au début et fin de bouchon : des changements intempestifs de voie et des « trous » dans les files. Il faut beaucoup observer, les roues, l’habitacle, ne pas rester dans les angles morts, ne pas se laisser coincés entre un camion à droite et un véhicule à gauche qui pourrait déboiter et le mieux c’est trouver un ouvreur pour le suivre tout en gardant une distance de sécurité, avec une conduite calme et anticipée.

Nous avons également revu la conduite en ville, un lieu partagé avec les camions, bus, piétons, cyclistes, les dépassements, les sas vélos à respecter au feu, le parking sur trottoirs à éviter ainsi que les couloirs de bus. Attention un piéton est prioritaire s’il veut traverser, mais il ne faut pas laisser un piéton traverser au feu s’il est au rouge pour lui. C’est trop dangereux. D’autres tips : respecter la courtoisie, ne pas forcer le passage, remercier quand un véhicule laisse le passage. Tout ceci pour une belle image motard, n’oubliez pas « la gentillesse se communique’.

Ainsi cette journée s’achève avec l’envie de revenir et d’avancer dans nos pratiques, pouvoir augmenter les réflexes dans un cadre sécurisé. Un dernier rappel avant de partir : savoir connaître ses limites, surtout en virages ou voyages en groupe, ne pas rouler au-dessus de ses moyens et profiter des balades pour rouler en groupes. plusieurs fois. Ca deviendra un automatisme, ça sera instinctif de rouler en sécurité.

Encore une dernière phrase pépite de cette journée : « attendez vous au pire, vous ne serez pas déçus ». Je ne peux pas m’empêcher d’ajouter la mienne : ‘Ne roule pas plus vite que ton ange gardien »…

Isabelle

Compte-rendu CPM du 9 octobre 2025 : Virages sur route

Dimanche 9 novembre avait lieu le CPM sur le thème virages sur route. Charlotte a trouvé le moyen d’oublier ses clés sur sa moto à la pause déjeuner, puis certaines largesses « d’allure » lors de la mise en pratique, ce qui lui vaut l’immense privilège de nous raconter cette journée, telle qu’elle l’a vécu.

En arrivant sur le site de Gennevilliers le matin, la légère brume aussi grasse que le déjeuner au KFC du midi ne nous a pas refroidi.


Nous étions nombreux sur place : les anciens affrontaient courageusement la fraicheur matinale pour faire du carrousel sur le parking, tandis que les newbies restaient bien au chaud, tels des p’tits poussins que les moniteurs tentaient de préserver (et on ne va pas s’en plaindre ).


Cours théorique – Le “contre-braquage”… enfin…

Installés dans une salle comble, Arnaud nous parle du fameux contre-braquage… enfin non faut plus dire ça hein ! Pas bien ! Le bon terme, c’est le braquage inversé.

 En gros, c’est une technique qu’on utilise tous… du moins si on a déjà dépassé les 30 km/h en moto. Heureusement qu’ils n’ont pas fait un vote à main levée du coup…

Bref, on le fait tous sans trop s’en rendre compte, parce que c’est grâce à ça qu’on peut faire tourner la moto. Car la force gyroscopique maintient automatiquement la roue droite, donc pour la contrer, il faut pousser le guidon horizontalement, et non verticalement, du côté du virage pour que la roue s’incline (oui oui, c’est bizarre, mais ça marche).

Puis la deuxième partie était pour nous expliquer les 4 phases du virage avec la trajectoire de sécurité :


  1. Entrée : on se place à l’extérieur de la voie et on adapte sa vitesse en vue du virage.

  2. Découverte : on garde sa vitesse constante et on commence à tourner avec le fameux le contr… le braquage inversé

  3. Sollicitation : dès qu’on voit la fin du virage, alors on peut le déplacer vers l’intérieur du virage lorsque l’on voit qu’il est sûr et dégagé. 

  4. Reprise : fin du virage, donc on visse à fond la poignée de gaz…  hooo c’est bon je plaisante. 

C’est pour voir s’il y a encore des lecteurs. On réaccélère progressivement et on se replace sur la chaussée pour la suite, un virage, une ligne droite…. Et surtout, on garde toujours le regard loin devant sur notre voie de circulation, parce que c’est là qu’on veut aller… et qu’on ira si on s’y tient surtout !

Après un léger retard sur le programme à cause de nombreuses questions, notamment d’une motarde qui fait de la piste sur lequel on lui demande d’appliquer tout le contraire bien sûr. On sort enfin respirer l’air frais et les groupes déjà constitués sont annoncés.


Mise en pratique en Vallée de Chevreuse 

Nous sommes quatre élèves avec Baptiste, notre moniteur du jour. Je lui dis gentiment qu’un petit plein à Coignières avant la pratique serait prudent… et BIM, il me colle déjà le CR du jour. Raté ! Comme le demandait le mail du programme, j’avais bien assez d’essence pour aller la pause méridienne (non mais oh !). C’était simplement par mesure de précaution vu qu’il était incapable de nous annoncer le nombre de km prévu pour l’aprem.

 Pause déjeuner, papotages, bonne humeur … et au moment de repartir, le drame : un camarade (traitre !) me dénonce : j’avais oublié mes clés… sur ma moto ! Bon, ok, sous la selle, personne ne pouvait les voir ! Sauf ceux qui admirent ma magnifique RS660 blanche sous tous les angles. Je ne peux donc pas tellement lui en vouloir d’être « in love » de ma moto ! Mais autant vous dire que Baptiste a (re)sauté sur l’occasion pour confirmer : le CR, ce sera pour moi ! Super…



Premier spot d’exercices

Allez, petite interro surprise sur le cours de ce matin, briefing sur les prochains exercices, plein d’essence et direction le premier spot ! On attaque direct avec un enchainement de virages en pente,  des petits graviers ici, de la terre/sable là… bref, un vrai parcours aventure. Je serre les fesses. Chacun notre tour, on passe en ouvreur devant Baptiste, équipé de sa super dashcam qui, évidemment, ne rate rien de nos erreurs. Pour ma part, je tourne un peu (trop) tard… disons que ma “phase de découverte” ressemblait plus à une “phase d’exploration”. 

Mais quand même à force de l’observer, au fur-et-à-mesure des passages, je finis par mieux voir où est la fin du virage et du coup le point de déclenchement pour passer de la découverte à la sollicitation et rentrer au bon moment à l’intérieur du virage. 

Deuxième spot – Les Vaux de Cernay

Un terrain que je connais ! L’aller-retour confirme que la route est propre. 
À mon tour de passer devant Baptiste… qui, comment dire… n’arrivera plus à me suivre [NDLR : les panneaux indiquent 50 ou 70 …]. 
Mais il concède que “d’après ce qu’il a vu au début, c’était très bien”. 
Petite fierté du jour et bonus égo : avoir semé le moniteur [NDLR : le moniteur tient à garder ses 12 points très longtemps]

Fin de journée

Il est tard, mais on en redemande ! Il fait doux, la route est belle, alors on convainc Baptiste d’aller faire un dernier spot, même si on n’a pas le temps de tous passer sous son œil critique. C’était chouette, comme une mini balade entre potes. Je saisis le kiff et le confort de rouler avec un petit comité qui sait rouler en groupe. Merci à la CASIM.


Baptiste me confirme que mes traj’ de sécu sont top [NDLR : reste à faire la même chose quand ce n’est pas ton terrain de jeu habituel] et nos chemins se séparent après Dampierre. Un dernier signe et retour à la maison pour une bonne douche chaude et un grand sourire de satisfaction. Encore une super journée de formation grâce à la CASIM 78 ! 
Merci à tous les moniteurs et camarades pour leur bonne humeur !

Charlotte, alias Enigma_LSD