Compte rendu du weekend de la CASIM 78 dans les Ardennes Belges

C’est notre grand spécialiste international du CR qui s’y colle une fois de plus, merci à Jean Christian pour ce superbe CR rempli de mauvaise foi motarde et d’exagération… Pas de bol pour lui, notre ami Mickette n’a pas pu se libérer pour ce weekend et lui piquer la responsabilité du CR par une bourde dont il a le secret, ou le talent…

Le CR de la honte !

Plus attendu que la naissance du messie, le démarrage des soldes ou l’arrivée du Beaujolais nouveau, le week-end Casim 2023 a de nouveau été l’apogée d’une année d’intense travaux pratiques, révisions théoriques, et pantagruéliques déjeuners en fast-food !

Oubliés, les plateaux en plein cagnard à manœuvrer indéfiniment sa pesante machine en marche arrière pour essayer de la garer correctement, ou pour découvrir un invisible point d’équilibre mieux cachés que le point G…

Oubliés, les abominables cônes qui forment des tracés incompréhensibles dessinés par un physicien retords… Et les virages en Chevreuse, à slalomer entre les runneurs du dimanche pour enchainer des E-D-S-R en contrebraquant avec le regard au loin et sur le cul du cycliste devant…

Enfin il est là ! Le week-end !!

C’est la délivrance, la grande récré, la respiration totale, permettant à toute une promotion de Casimirs de laisser aller sa joie, sa créativité, son sens de l’amitié et du partage de boissons alcoolisées !

Autant dire qu’il y avait du monde au départ, ce vendredi 5 mai au Centre Commercial de Clayes-Souilly : une quinzaine de participants, et autant de moniteurs et aide-moniteurs ! Un œil averti se serait d’ailleurs méfié : les chances de se faire repérer pour le CR étaient démultipliées…

Tiens, puisqu’on parle du CR : voici Alain qui rejoint le départ avec sa GS… mais en la poussant, panne de batterie ! Se choper le CR avant le départ c’est du grand art, qui lui vaudra son nouveau surnom : « Booster »

Un week-end Casim c’est aussi un temps d’apprentissage et/ou de révision de grands principes de conduite moto ; cette année l’équipe organisatrice avait choisi de reprendre le thème de l’année dernière (et des 30 années précédentes), à savoir : « Boire et conduire sous une pluie battante, mais pas en même temps » (celui qui trouvera une contrepèterie ici est méchamment balaize !)

Jour 1 (vendredi) : Voyage vers Libramont

Pour se mettre en jambe, le parcours long contourne Reims par le Sud et traverse le département de la Meuse, pour rejoindre le gîte. La pluie est bien évidemment au rendez-vous, ainsi que les tapis de bouses de vache parfaitement étalés sur des kilomètres par de sympathiques machines agricoles. Très rapidement, nos bécannes se transforment en sculptures excrémenteuses du plus bel effet… Le trajet nous donne aussi un avant-goût de l’état du bitume belge, qui décidément ne s’améliore pas.

Mobylette italienne couverte de m…

Arrivée au gîte, un bel ensemble architectural traditionnel ardennais en briques rouges, disposant de beaux espaces de vie commune, qui nous permet de faire la première activité : la recherche des chambres ! Nous découvrons aussi la répartition, faite avec un logiciel de calcul hyper puissant, grâce auquel certains disposent d’une King Size lit royal et salle de bains de princesse pour eux seul, quand d’autres casimirs s’entassent dans des pièces exiguës sur des lits superposés, et partagent un wc unique.. !

La veillée du soir, un grand moment de partage philosophique et spirituel autour de boissons consacrées, nous permet de nous reconnecter au sens de la vie. 

Le point sur le CR:
Comme cela était rappelé dans le guide du week-end, le rôle de rédacteur du CR « est arbitrairement attribué par les encadrants pour les erreurs commises par les participants. Il n’est pas permanent et peut passer d’un membre à un autre sur décision des encadrants dans la plus pure subjectivité et mauvaise foi. » (Article 7569.278 alinéa 752 du Code Déontologique de l’encadrement CASIM). Les anciens ont pu noter que cette règle était scrupuleusement respectée à la lettre, et cela a encore été le cas sur ce week-end. En effet, à l’issue de cette première journée, nous avons : un casimir qui rejoint le départ en poussant son camping-car GS en panne de batterie ; des moniteurs et des casimirs qui effectuent des dépassements sur ligne continue, face à des automobilistes arrivant en contre-sens, le tout avec une visibilité réduite et une route trempée ; des parcages de moto sens dessus dessous… Bref, les candidats au CR ne manquent pas, mais certains moniteurs malveillants ont d’ores et déjà statué avec la plus grande mauvaise foi : le CR sera attribué à la moto la plus belle et la plus propre… 

Une dernière queue devant l’unique wc de la chambrée, et nous nous jetons dans les bras de Morphée pour réparer nos membres endoloris et détrempés.

Un peu de culture !
Ce n’est pas parce qu’on roule comme des bourrins qu’il ne faut pas penser à nos neurones ! Grâce à ce CR, ami avaleur de bitume mouillé, tu vas pouvoir briller en société en abordant des sujets sociétaux du plus bel effet !Commençons avec notre premier sujet scientifique : la bouse.La bouse est l’excrément des mammifères ruminants bovidés, comme les bœufs et les bisons. Mini-écosystème dans l’écosystème prairial (prairie, pâtures), ce fèces plus ou moins liquide (ce qui le distingue de la crotte solide) constitue une manne pour les espèces coprophages. Ces derniers recyclent les éléments biochimiques et chimiques qu’ils trouvent dans ces excréments, dont via la minéralisation, pour les réintroduire à différents niveaux de la chaîne trophique des consommateurs d’ordres successifs.Le devenir de la bouse est liée à la nature de l’animal qui la produit (sauvage, d’élevage…), et à celle des organismes recycleurs et décomposeurs présents dans l’écosystème ou l’agroécosystème. Il existe environ 70 familles de coléoptères coprophages en Europe du Nord, chacune composée de nombreuses espèces. Certains d’entre eux sont d’ailleurs nommés bousiers par référence à leur ressource alimentaire. Le célèbre scarabée sacré de l’Égypte des pharaons est un bousier.Partout où elle était produite, la bouse a fait partie intégrante du quotidien, notamment utilisée après séchage comme combustible (parfois dénommée « bois de vache ») pour le chauffage, ou utilisée pour la construction, l’agriculture et le jardinage, mais aussi la médecine, la magie…)1. Dans certaines parties du monde, elle sert encore d’ingrédient dans la fabrication de torchis ou de briques de terre crue.Apprend par cœur ces informations, ami Casimir, et va étonner ta famille et tes amis avec ton savoir enrichi : merci le CR !
Une image contenant plein air, roue, véhicule, Véhicule terrestre

Description générée automatiquementParcage moisi…Une image contenant pneu, sol, Pièce auto, roue

Description générée automatiquementCaca beurk…

Jour 2 (samedi) : le Luxembourg le long de la Sûre

La journée comme sous de meilleurs auspices : la pluie s’est arrêtée, et le petit déjeuner est servi par une jeune soubrette locale aux formes alléchantes, nous sommes revigorés pour attaquer les routes luxembourgeoises !

Cette ville-état est un pur bonheur, autant pour les possesseurs de Lamborghini souhaitant optimiser leurs revenus fiscaux que pour nous autres modestes motards : de longues courbes de bitume en état parfait s’enchainent à perte de vue, permettant de jouer à Marc Marquez en faisant crisser les cale-pieds, que du bonheur. C’était sans compter sur la maréchaussée locale : au détour d’une longue descente, fort heureusement terminée par un carrefour, nous nous retrouvons nez à nez avec une horde de bozos orange contrôlant avec assiduité tous les motards… Pas de chance, nous tombons le jour où la police locale décide de faire du zèle, en se faisant filmer par la chaîne de TV locale (RTL), pour rassurer les braves contribuables sur la bonne utilisation de leur évasion fiscale ! 

Nous sommes quatre à passer à la moulinette : pour Cédric, RAS. Pour moi, un petit catadioptre manque à la plaque d’immatriculation, mais, impressionné par la propreté et la beauté de ma NineT, le gendarme ferme les yeux. Olivier et sa GS couverte de bouse inquiètent nettement plus les fonctionnaires, qui passent tout en revue, et là éclate LE truc énorme qui normalement te vaut le CR à vie, même quand tu es mono : Olivier n’est pas capable de trouver l’étiquette d’homologation de son casque !! C’est le gendarme qui va lui montrer où elle se trouve, dans la jugulaire du casque !

Ah oui, c’est là qu’elle est l’étiquette… !

Chauffés à bloc, ils s’attaquent à la dernière victime, notre ami Idris… qui va prendre cher : plaque d’immatriculation trop inclinée, catadioptre manquant… Idris en sera pour 200€ d’aide aux nécessiteux luxembourgeois, mais il gagne en échange l’impunité pour la journée !

Après cet échange fort instructif, nous repartons calmement – enfin, tant que nous sommes dans le champ de vision de nos amis oranges – et allons retrouver la pluie et les bouses humides !

Le point sur le CR
Le passage à la station-service avant de rentrer au gîte sera l’objet de la plus grande forfaiture de CR depuis la création de la Casim. Devant la mare de bouse qui recouvre son camping-car, Olivier se décide à le passer au karcher, et me demande de l’y amener, laissant Idris et Cédric rentrer directement. L’effet du lavage est toujours aussi impressionnant, après quelques minutes une moto se révèle sous les couches d’excréments retirés par le jet, on voit même apparaître des couleurs d’origine ! Au retour au gîte, c’est la douche froide : nous sommes accusés d’avoir abandonnés nos Casimirs, et n’ayant pas d’immunité je me retrouve CRisé… J’appelle Maître Klarsfeld pour assurer ma défense, mais il décline : la mauvaise foi flagrante de certains moniteurs fait clairement l’objet d’une protection au plus haut niveau, nous ne gagnerons pas…

La veillée du soir, un grand moment de partage philosophique et spirituel autour de boissons consacrées, nous permet de nous reconnecter au sens de la vie. 

Une dernière queue devant l’unique wc de la chambrée, et nous nous jetons dans les bras de Morphée pour réparer nos membres endoloris et détrempés (bis repetitat).

Jour 3 (dimanche) : Les Ardennes Belges

Après la vision plantureuse du petit-déjeuner, nous partons pour un parcours à travers les Ardennes Belges et la pointe française de Givet, passant par Dinant et le cours de la Semois vers Bouillon. Nos machines et nos arthroses s’étant habitués au rythme sportif, il est temps de monter d’un cran le niveau de pilotage : nous passons en mode douche forte interminable sur routes dégradées ! Quand le Casimir a vécu cela, il peut tourner n’importe où ! 

Nous décidons, comme cesera le cas dans la plupart des groupes, de finir la balade sur les routes nationales, histoire de limiter le risque de chute ou de casse dans les tranchées…

Quelques minutes de temps magnifique, entre 2 averses !

La veillée du soir, un grand moment de partage philosophique et spirituel autour de boissons consacrées, nous permet de nous reconnecter au sens de la vie. 

Une dernière queue devant l’unique wc de la chambrée, et nous nous jetons dans les bras de Morphée pour réparer nos membres endoloris et détrempés (ter repetitat).

Jour 4 (lundi) : le retour

Et voilà, c’est fini… Il est temps de paqueter et de nettoyer le gîte (ce que, j’avoue, les moniteurs font avec zèle et rigueur !), et il faut prendre la route du retour. Pour moi, ce CR s’arrête ici, car je rentre directement sur Reims/Parisavec Nolwenn, Gaël et Jean-Baptiste. 

A bientôt pour le prochain CR !

Bravo à JC qui une fois de plus nous régale avec ses talents de conteur, bien entendu, cela représente une vision très personnelle qu’il a eu de ce weekend.

Merci à tous les encadrants qui ont guider les groupes sur les route, merci à tous les participants pour votre bonne humeur.

Une grosse pensée pour les cascadeurs du weekend, ils se reconnaitront…