Compte-rendu du week-end 2026 Les routes d’Argonne

L’attribution du compte-rendu de ce week-end touristique est arrivée sur les épaules de Thomas. Ce qui suit est sa prose, avec la participation de vos aimables administrateurs pour les corrections de rigueur 🙂

Tout commence …

Il y a fort fort longtemps

Mon histoire commence en un certain jour de 1999 à La Garenne-Colombes, et 1 341 jours plus tard, je reçois en cadeau ma toute première moto, un moment gravé dans les archives familiales (merci mamie).

Je vous épargne ensuite les près de 8 400 jours qui suivent, pour atterrir directement au mercredi 13 mai 2026, début du pont de l’Ascension et surtout de mon tout premier trajet du Weekend Touristique 2026 du 78e Escadron Motorisé de la CASIM.

Mercredi 13 – Le départ, la fatigue et Waze qui me teste

Je suis rentré le dimanche précédent d’un voyage de deux jours en Angleterre pour assister au Malle Beach Race, encore rincé mais heureux de repartir si vite pour de nouvelles aventures.

Pour ce long week-end, je décide de laisser ma Speed Triple 1200 RX au garage et de partir avec la Tiger 1200 GT Explorer de mon père, fraichement récupérée. Plus confortable, plus haute, plus lourde… bref, un A380 comparé à ma Speed Triple.

Je pars à 18h27 direction le gîte du Val d’Ante à Givry-sur-Argonne. Le trajet me fait passer par Saint-Denis, Meaux, Montmirail, Châlons-en-Champagne avant d’arriver dans la Meuse. Tout se déroule bien jusqu’à ce que Waze décide de me faire vivre une expérience spirituelle : je continue de rouler pendant 10 minutes à destination de nulle part, en pleine nuit, persuadé d’être sur la bonne route. C’est finalement un motard croisé à contre-sens qui me fait douter de tout. Je regarde mon téléphone, réalise que j’ai dépassé le gite depuis longtemps, et fais demi-tour.

J’arrive à 22h28 à la bonne destination et n’oublie pas d’émarger. Selon le guide du week-end, j’appartiens au 78e Escadron Motorisé d’Élite, au 2e peloton surnommé Les Bourdons, à la 111e escouade ; tout ça pour dire que je dors dans la chambre 111. Merci l’imagination débordante des moniteurs pour les intitulés militaires.
Je prends possession de ma chambre, rencontre mon colocataire Bertrand, puis rejoins le collectif de 50 Casimirs présent dans la salle commune. Minuit retentit : au lit, demain on roule.

Jeudi 14 – Pluie, roulage et premières boulettes

L’art du stationnement, made by CASIM 78

Réveil 7h30. Je descends prendre le petit-déjeuner… et je revis mes traumatismes de colonie : baguette blanche peu cuite, beurre doux, confiture esseulée, céréales nature. Je prends la fuite, déçu mais lucide.

La météo annonce de la pluie pour une bonne partie du séjour. Je m’équipe en conséquence : gants, veste, pantalon, bottes de pluie. Pour ce week-end, trois groupes étaient proposés : tourisme, roulage et tout-chemin. Je choisis le roulage, afin de découvrir la région par ses routes et paysages plutôt qu’en m’arrêtant visiter les lieux historiques et emblématiques du coin.

J’intègre donc le groupe Louvois, le plus dynamique, encadré par Cédric et Baptiste pour cette première journée. Nous partons à 9h45 direction le Nord, sous une pluie bien présente. Le tracé nous emmène vers Verdun, puis Les Grandes-Armoises, avant de redescendre par Vouziers et les petites routes sinueuses de Sainte-Menehould. Je découvre la Tiger, j’apprends à la manier, mais j’ai encore l’impression de piloter un avion tant elle est haute et massive. Comparée à ma Speed, il y a clairement un axe d’amélioration.

Retour au gite à 17h45 après 311 km. Apéro, discussions, ambiance parfaite.

Le Bouchon d’or

Le moment tant attendu arrive : la présentation des nominés au Bouchon d’or, véritable institution du week-end. Pour les non-initiés, le Bouchon d’or est un rôle humoristique et légèrement punitif, attribué par les encadrants au participant qui s’est distingué par une bourde suffisamment mémorable pour mériter l’attention générale. Celui qui en hérite se voit confier la noble mission de rédiger le compte rendu du séjour.

Ce rôle peut changer de mains à n’importe quel moment du séjour, au gré des maladresses, des oublis ou simplement d’un mauvais karma. Les moniteurs passent alors en revue les exploits de leurs Casimirs : le plein oublié, les clés abandonnées sur la moto, la trajectoire coupée au point de frôler la sortie de route, et toutes les autres perles dignes d’être immortalisées.

Une fois les nominés présentés, l’assemblée tranche à l’applaudimètre. Je suis épargné. Pour l’instant.

Diner : purée compacte et trois boulettes de bœuf. Pour des enfants, ok. Pour une brochette d’adultes de 1m60-50 kg à 2m-100 kg… disons que j’ai connu mieux. La soirée se poursuit dans une ambiance excellente.

Vendredi 15 – La journée parfaite

Réveil 7h, direction la boulangerie Delacroix. Tradition bien cuite, croissant au chocolat, sandwich maison : le bonheur.

Aujourd’hui, nous roulons avec Dimitri, motocycliste de la Police nationale, et Mathilde. Pour moi, c’est un petit rêve d’ado qui se réalise. Depuis longtemps, je fantasme sur le métier de motocycliste, et me retrouver à rouler derrière un pro, un vrai, c’est comme avoir un cours particulier de pilotage sans l’avoir demandé.

Dès les premiers kilomètres, je sens que la journée va être différente. Dimitri roule avec une fluidité impressionnante. Je me surprends à analyser chacun de ses mouvements, à comprendre comment il place son regard, comment il gère ses appuis. Je suis en mode éponge.

La météo est presque clémente. Un orage de grêle express, puis route sèche. Le tracé nous emmène vers Bar-le-Duc, Poissons, Tréveray, puis à travers le Parc naturel régional de Lorraine avant de revenir par les vallées verdunoises. Les paysages alternent entre forêts, champs ouverts et petites routes sinueuses. Je commence à vraiment prendre mes marques avec la Tiger. Le feeling du train avant et des pneus me faisaient peur, mais à force de suivre Dimitri, je sens que je peux la pousser un peu plus, la pencher un peu plus, lui faire confiance.

Départs des groupes le matin … pas toujours bien ordonnés

Le groupe est restreint, ce qui renforce encore la dynamique. Les pauses sont l’occasion de discuter technique, sensations, erreurs, progrès. Dimitri prend le temps de répondre à toutes mes questions. C’est la journée de roulage sur route où j’ai le plus appris depuis que je suis à la CASIM.

L’après-midi est dans la continuité : roulage dynamique, routes magnifiques, sensations parfaites. Je me sens progresser à chaque virage. La Tiger n’est plus un avion ingérable : c’est mon avion.

Retour au gite, apéro, discussions, rires. Diner bof. Nouvelle cérémonie du Bouchon d’or. Toujours pas moi. Je dors heureux.

Samedi 16 – Le jour où tout a basculé

Réveil 7h, direction la boulangerie. Cette fois, plusieurs Casimirs m’accompagnent, l’odeur du pain chaud et le croustillant des viennoiseries ont eu raison d’eux.

Aujourd’hui, direction l’Ouest avec Grégory et Pascal, Monsieur le Président. Le tracé nous emmène tout droit vers le Parc naturel régional de la Montagne de Reims. Le programme annonçait une journée entre les vignes de Champagne, mais dans les faits, nous avons traversé énormément de villages, ce qui a rendu la journée beaucoup moins dynamique. Heureusement, les paysages étaient beaux et panoramiques.

Retour au gite, apéro, puis dernière cérémonie des nominés. Et là, David, un peu trop sûr de lui, se vante de n’avoir jamais eu à rédiger un compte rendu. Erreur fatale. L’assemblée explose : c’est lui. Je suis soulagé. Je me relâche. Grave erreur.

Une pause-déjeuner … au soleil !

Arrive le diner : pâtes bolognaises. Je reçois de la part de David, détenteur du Bouchon d’or, pour ma table de six Casimirs (dont deux moniteurs, détail important) un plat quasi vide de pâtes sans bolognaise, après un détour par la table du Président composée de huit Casimirs.

La frustration me fait lâcher un juron à l’encontre d’une personne dans mon dos, qui avait fait une remarque lorsque j’ai refusé le plat, préférant attendre le plat complet que la gentille dame de la cantine était en train de nous apporter. Ne souhaitant pas choquer mes lecteurs, le juron est remplacé par un animal ayant une consonance très proche.

« On ne va pas partager quatre pâtes sans sauce à six quand même, et en plus on nous force à prendre le plat, quelle bande de canard sérieux, c’est pas cool. » Je laisse place à votre imagination pour interpréter ce cri de l’estomac.

Malheureusement pour moi, propos tenus au mauvais endroit au mauvais moment. Un moniteur dont je tairais le nom (coucou Mickaël), m’a entendu me faire ces réflexions à voix basse, pensant naïvement parler dans ma tête. Il rigole, beaucoup trop, puis se dépêche d’aller remonter mon propos à Monsieur le Président, malgré mes tentatives de corruption infructueuses.

Et c’est ainsi que David a pu se débarrasser du Bouchon d’or malgré lui… sur moi.

Dimanche 17 – Retour, pluie et karma

Réveil 7h, boulangerie, tradition, croissant, rituel désormais sacré.

Les groupes des jours précédents se séparent selon les envies et les destinations propres à chacun. Je choisis de suivre Dimitri pour le retour, départ à 9h45 du gite.

A 10h05, nous tombons sur une motarde dans les herbes hautes au bord de la départementale, garée à contre-sens : Corinne, une Casimir partie seule voulant rentrer rapidement. Son sac de selle mal attaché avait glissé et frotté contre la roue jusqu’à fondre et se déchirer. Je récupère donc son sac à dos devenu énorme sur ma moto, et Corinne se voit dans l’obligation d’intégrer notre groupe. Selon moi, cette mésaventure aurait pu lui faire remporter le Bouchon d’or mais grâce à la règle suivante : « Si y’a de la casse, alors le membre n’est pas éligible », elle en réchappe.

La pause-café prévue à 11h30 se transforme en déjeuner pizza au restaurant de l’aérodrome de Reims-Prunay, puis nous reprenons la route. Le retour nous fait repasser par Reims, Soissons, puis la région parisienne. Nous arrivons finalement sous un déluge monumental.

Bilan

Ce week-end restera pour moi un vrai tournant. J’ai senti une progression nette dans ma manière de rouler : plus de confiance, plus de fluidité, une meilleure lecture de la route et une vraie prise en main de la Tiger, qui n’était plus un A380 intimidant mais une machine que je savais enfin exploiter.

La rencontre avec Dimitri a été un moment marquant. Rouler derrière un motocycliste de la Police nationale, observer sa précision et sa maitrise, puis pouvoir échanger avec lui, c’était comme toucher du doigt ce rêve d’adolescent que j’avais toujours gardé quelque part.

Entre les paysages, les routes, les galères, les rires, les rencontres et les enseignements, ce week-end m’a rappelé pourquoi j’aime la moto, et pourquoi la CASIM me fait grandir à chaque nouvelle expérience. Recevoir le Bouchon d’or m’a finalement simplement offert l’occasion de vous partager tout cela selon mon point de vue et mon ressenti. Je ne peux que vous recommander de participer aux prochains week-end, balades et cours théoriques/pratiques car le meilleur moyen de progresser est de pratiquer et de vivre sa propre expérience.

Merci à tous les encadrants et participants pour ce séjour au top !

Compte-rendu du roulage en groupe #4 : Vers Provins du 19 avril 2026

Compte-rendu du roulage en groupe #4 : Vers Provins du 19 avril 2026

Dimanche 19 avril avait lieu notre 4ème Roulage En Groupe de la saison. C’est Célia qui est à l’honneur pour nous conter cette journée, étant venue sur un coup de bluff, sans s’être inscrite.

Dimanche en Seine-et-Marne

C’est sous un ciel bleu mais avec une petite brise fraiche que la journée a démarré, avec au programme une bonne dose de frissons… pas seulement à cause du vent ! Rendez-vous au parking de l’Intermarché de Ferrières-en-Brie pour retrouver les copains de la CASIM 78 et choisir son groupe d’allure — de quoi satisfaire aussi bien les pilotes tranquilles que les plus engagés. Puis cap sur Provins, joyau médiéval de Seine-et-Marne, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2002. Le temps d’un pique-nique et d’un café bien mérité dans ce cadre hors du temps, avant de reprendre la route pour arpenter les belles — et parfois capricieuses — petites routes des alentours.

Au total, 250 km de bitume avalés avec le sourire, pour un retour par Gonesse. Une belle journée, comme on les aime.

Merci à Célia pour le (bref) compte-rendu de ce REG, et merci à tous les encadrants grâce à qui cette journée s’est déroulée sans anicroche.

Pour compléter, on peut ajouter que :
– personne n’a rencontrée de difficulté pour faire le plein d’essence
– oui il y a pu y avoir des passages à la limite du tous chemins 😅, ce n’est pas toujours évident sans aller faire une reconnaissance soi-même avant
– et que tout le monde avait l’air heureux de ce roulage en groupe avec une météo magnifique


Roulage en groupe #2 : Vallées de l’Ouest

Groupe de motos en balade sur une route de campagne

[22/11/2025] ANNULATION / REPORT DU ROULAGE EN GROUPE

Comme certains l’ont peut-être déjà vu, il y a une alerte orange neige-verglas pour la nuit du 22/11 au 23/11, et la journée du 23/11 en Île-de-France. Il nous parait plus prudent de reporter ce roulage en groupe à plus tard, afin de rouler dans des conditions suffisantes de sécurité. Idéalement, si la météo le permet, on le reprogrammera au mois de février.

Bon week-end à tous, et rendez-vous pour le CPM de décembre !

ARTICLE ORIGINAL

Bonjour à toutes et à tous, 

Nous ouvrons les inscriptions pour le 2nd roulage en groupe de la saison, 

Destination

Pour cette journée de roulage en groupe de Novembre, nous vous proposons d’aller admirer les couleurs automnales de la Vallée de l’Eure entre Dreux et Vernon à travers deux parcours d’environ 160 et 210 kilomètres.

Le temps de roulage estimé est à 3h (version courte) et 3h45 (version longue), sans compter les pauses. 

Lieu et heure de rendez-vous

  • Départ à la station essence Leclerc de Bois d’Arcy (lien Maps). Venez avec le plein ou une autonomie suffisante pour parcourir les distances prévues.
  • Le 23 novembre 2025 à 09h00
  • Pause essence facultative à mi-parcours
  • Lieux d’arrivée : Puiseux-Pontoise

Restauration

  • Les restaurants de chaines au nord de Dreux
  • Pauses café toutes les heures et demi environ.

Inscription

  • Nous ouvrons actuellement les inscriptions pour 50 personnes (encadrants inclus)
  • Les inscriptions aux extérieures sont permises à partir du vendredi dans la limite des places disponibles et d’une seule moto cooptée par adhérent.
  • Le formulaire est conçu pour se bloquer si le nombre de places restantes est épuisé. Vous aurez la possibilité de vous inscrire en liste d’attente pour être notifiés si un créneau se libère ou des encadrants supplémentaires s’inscrivent.
  • Si vous avez une indisponibilité de dernière minute, vous pouvez mettre à jour votre réponse et libérer votre place en utilisant le lien fourni dans le mail de confirmation que vous aurez reçu après votre inscription. Si le formulaire est déjà bloqué, écrivez à loisirs@casim78.fr pour nous en informer
  • Le formulaire vous permet d’estimer votre niveau d’aisance et nous aide à constituer les groupes.

Rappel

Conformément à ce qui a été annoncé lors de la rentrée de la saison, la participation au week-end touristique est conditionnée à au moins une journée de roulage en groupe longue

Compte-rendu CPM du 9 octobre 2025 : Virages sur route

Dimanche 9 novembre avait lieu le CPM sur le thème virages sur route. Charlotte a trouvé le moyen d’oublier ses clés sur sa moto à la pause déjeuner, puis certaines largesses « d’allure » lors de la mise en pratique, ce qui lui vaut l’immense privilège de nous raconter cette journée, telle qu’elle l’a vécu.

En arrivant sur le site de Gennevilliers le matin, la légère brume aussi grasse que le déjeuner au KFC du midi ne nous a pas refroidi.


Nous étions nombreux sur place : les anciens affrontaient courageusement la fraicheur matinale pour faire du carrousel sur le parking, tandis que les newbies restaient bien au chaud, tels des p’tits poussins que les moniteurs tentaient de préserver (et on ne va pas s’en plaindre ).


Cours théorique – Le “contre-braquage”… enfin…

Installés dans une salle comble, Arnaud nous parle du fameux contre-braquage… enfin non faut plus dire ça hein ! Pas bien ! Le bon terme, c’est le braquage inversé.

 En gros, c’est une technique qu’on utilise tous… du moins si on a déjà dépassé les 30 km/h en moto. Heureusement qu’ils n’ont pas fait un vote à main levée du coup…

Bref, on le fait tous sans trop s’en rendre compte, parce que c’est grâce à ça qu’on peut faire tourner la moto. Car la force gyroscopique maintient automatiquement la roue droite, donc pour la contrer, il faut pousser le guidon horizontalement, et non verticalement, du côté du virage pour que la roue s’incline (oui oui, c’est bizarre, mais ça marche).

Puis la deuxième partie était pour nous expliquer les 4 phases du virage avec la trajectoire de sécurité :


  1. Entrée : on se place à l’extérieur de la voie et on adapte sa vitesse en vue du virage.

  2. Découverte : on garde sa vitesse constante et on commence à tourner avec le fameux le contr… le braquage inversé

  3. Sollicitation : dès qu’on voit la fin du virage, alors on peut le déplacer vers l’intérieur du virage lorsque l’on voit qu’il est sûr et dégagé. 

  4. Reprise : fin du virage, donc on visse à fond la poignée de gaz…  hooo c’est bon je plaisante. 

C’est pour voir s’il y a encore des lecteurs. On réaccélère progressivement et on se replace sur la chaussée pour la suite, un virage, une ligne droite…. Et surtout, on garde toujours le regard loin devant sur notre voie de circulation, parce que c’est là qu’on veut aller… et qu’on ira si on s’y tient surtout !

Après un léger retard sur le programme à cause de nombreuses questions, notamment d’une motarde qui fait de la piste sur lequel on lui demande d’appliquer tout le contraire bien sûr. On sort enfin respirer l’air frais et les groupes déjà constitués sont annoncés.


Mise en pratique en Vallée de Chevreuse 

Nous sommes quatre élèves avec Baptiste, notre moniteur du jour. Je lui dis gentiment qu’un petit plein à Coignières avant la pratique serait prudent… et BIM, il me colle déjà le CR du jour. Raté ! Comme le demandait le mail du programme, j’avais bien assez d’essence pour aller la pause méridienne (non mais oh !). C’était simplement par mesure de précaution vu qu’il était incapable de nous annoncer le nombre de km prévu pour l’aprem.

 Pause déjeuner, papotages, bonne humeur … et au moment de repartir, le drame : un camarade (traitre !) me dénonce : j’avais oublié mes clés… sur ma moto ! Bon, ok, sous la selle, personne ne pouvait les voir ! Sauf ceux qui admirent ma magnifique RS660 blanche sous tous les angles. Je ne peux donc pas tellement lui en vouloir d’être « in love » de ma moto ! Mais autant vous dire que Baptiste a (re)sauté sur l’occasion pour confirmer : le CR, ce sera pour moi ! Super…



Premier spot d’exercices

Allez, petite interro surprise sur le cours de ce matin, briefing sur les prochains exercices, plein d’essence et direction le premier spot ! On attaque direct avec un enchainement de virages en pente,  des petits graviers ici, de la terre/sable là… bref, un vrai parcours aventure. Je serre les fesses. Chacun notre tour, on passe en ouvreur devant Baptiste, équipé de sa super dashcam qui, évidemment, ne rate rien de nos erreurs. Pour ma part, je tourne un peu (trop) tard… disons que ma “phase de découverte” ressemblait plus à une “phase d’exploration”. 

Mais quand même à force de l’observer, au fur-et-à-mesure des passages, je finis par mieux voir où est la fin du virage et du coup le point de déclenchement pour passer de la découverte à la sollicitation et rentrer au bon moment à l’intérieur du virage. 

Deuxième spot – Les Vaux de Cernay

Un terrain que je connais ! L’aller-retour confirme que la route est propre. 
À mon tour de passer devant Baptiste… qui, comment dire… n’arrivera plus à me suivre [NDLR : les panneaux indiquent 50 ou 70 …]. 
Mais il concède que “d’après ce qu’il a vu au début, c’était très bien”. 
Petite fierté du jour et bonus égo : avoir semé le moniteur [NDLR : le moniteur tient à garder ses 12 points très longtemps]

Fin de journée

Il est tard, mais on en redemande ! Il fait doux, la route est belle, alors on convainc Baptiste d’aller faire un dernier spot, même si on n’a pas le temps de tous passer sous son œil critique. C’était chouette, comme une mini balade entre potes. Je saisis le kiff et le confort de rouler avec un petit comité qui sait rouler en groupe. Merci à la CASIM.


Baptiste me confirme que mes traj’ de sécu sont top [NDLR : reste à faire la même chose quand ce n’est pas ton terrain de jeu habituel] et nos chemins se séparent après Dampierre. Un dernier signe et retour à la maison pour une bonne douche chaude et un grand sourire de satisfaction. Encore une super journée de formation grâce à la CASIM 78 ! 
Merci à tous les moniteurs et camarades pour leur bonne humeur !

Charlotte, alias Enigma_LSD