Compte rendu du CPM CECA du 11 janvier 2026

Aujourd’hui c’était le CPM C.E.C.A à la CASIM 78. Un acronyme barbare qui cache un sujet important : le Comportement En Cas d’Accident. Malgré la mauvaise foi typique des moniteurs, nous avons dû reconnaître qu’aucun stagiaire n’a fait de bourde qui justifierait de lui faire rédiger le CR de la journée, je me suis donc proposé de le faire.

Aujourd’hui, pas de moto, donc, après le traditionnel café de bienvenue et les retrouvailles avec tout le monde, on se sépare en deux groupes. D’un côté les gens qui ont déjà une expérience du secourisme, de l’autre ceux pour qui le sujet est tout nouveau. Comme je suis venu en touriste aujourd’hui, je décide de m’incruster dans ce deuxième groupe, et je m’installe discrètement au premier rang pour suivre la présentation d’Arnauld, Mickaël et Jean Pierre. Chacun son tour, la semaine prochaine je serai à leur place !

Au programme de ce matin, on ne parle pas de gestes techniques de secourisme, on verra ça cet après-midi. On va plutôt parler du reste : comment bien réagir quand on arrive sur un accident de la route, un petit rappel sur les obligations légales de porter assistances aux victimes, les bonnes pratiques pour le faire tout en assurant sa sécurité et celle des autres, ce à quoi il faut être attentif pour évaluer rapidement la situation, et comment passer le bon appel au secours, celui qui permettra aux services d’urgence d’avoir toutes les informations pour une intervention rapide et efficace. Je ne rentre pas dans les détails ici, vous aurez toutes ces informations en suivant ce CPM à la CASIM. (Un peu d’auto-promo, ça ne fait pas de mal !) Je profite d’être là pour prendre quelques photos pour alimenter les réseaux sociaux de l’association (j’ai parlé d’auto-promo déjà ?), et j’aide mes collègues à répondre aux nombreuses questions. Ce CPM fait toujours beaucoup parler et c’est très bien, le partage des expériences est bénéfique pour tout le monde. Nos trois présentateurs arrivent tout de même à ne pas trop s’éloigner du sujet et à terminer à l’heure pour la pause déjeuner.

Après un festin dans un restaurant étoilé… Ah non, après un passage au fast-food, on commence l’après-midi avec la deuxième partie du CPM. Cette fois-ci  ce n’est pas un moniteur de la CASIM qui présente, mais Thierry, professionnel du secourisme, qui vient nous apporter son aide cette année encore pour nous montrer les gestes de premiers secours. Un grand merci à lui !

Au programme, quoi faire (ou quoi ne surtout pas faire) quand on porte assistance à un blessé. En fonction de ce dont souffre notre victime imaginaire on ne va évidemment pas s’en occuper de la même façon, et Thierry nous passe en revue les cas qu’on risque de voir le plus souvent. Règle d’or, comme il le dit si bien : « ça dépend ». Oubliez la situation idéale, chaque accident sera unique et il faudra s’adapter et faire au mieux en fonction de la situation.

De mon côté je fais le cobaye pour illustrer les situations. J’ai eu plusieurs hémorragies, des pansements compressifs, un garrot au bras, une jambe cassée, et même un garrot au cou ! (Mais celui-là, c’était pour montrer ce qu’il ne faut surtout jamais faire !)

J’ai ensuite laissé ma place de cobaye à Baptiste qui a joué la victime inconsciente, puis à Bob le mannequin pour le massage cardiaque et l’utilisation du défibrillateur, et j’ai refait quelques photos pour les réseaux. (Auto-promo, tout ça…)

Merci à ceux qui ont participé à cette journée, on espère évidemment que ce que vous aurez appris aujourd’hui ne vous servira pas, mais au cas où, vous êtes un peu plus préparés. Pour ceux qui veulent aller plus loin ou qui ont raté ce CPM, vous pouvez suivre auprès de différents organismes des formations certifiantes comme le PSC1 (Prévention et Secours Civique niveau 1), ou le SST en entreprise (Sauveteur Secouriste du Travail).

Cédric.

PS : Malgré une prise en charge immédiate, Bob n’aura pas pu être réanimé…

Roulage en groupe 2 – Report de date au 8 Février

Bonjour à toutes et à tous,

Comme nous vous l’avions annoncé, nous allons reprogrammer la date du second roulage en groupe que nous avions annulé en raison des conditions climatiques non adaptées.

Nous avons retenu le 8 février 2026, avec un possible report au 22 février 2026 si les conditions climatiques sont à nouveaux mauvaises (pluie verglaçante ou neige). La destination restera la même, les parcours également.

Le calendrier de l’association a d’ores et déjà été mis à jour.

Nous relancerons deux semaines avant la première date prévue un nouveau formulaire d’inscription et le nombre de places disponibles sera comme à l’accoutumée défini en fonction du nombre d’encadrants inscrits.

D’ici là, profitez des fêtes de fin d’année, nous nous retrouverons en 2026!

A très bientôt
La Commissions Loisirs

Compte rendu du CPM du 7 décembre 2025 : Equipements du motard / Expérience et comportement

Dimanche 7 décembre avait lieu le premier CPM de la saison sans moto et en salle sur 2 thèmes :

  • Equipements du motard
  • Expérience et Comportement

Suite à un important retard, Isabelle a gagné l’immense privilège de nous raconter cette journée, telle qu’elle l’a vécu.

A mon tour d’être désignée comme rédactrice du CR « Equipement du Motard + Expérience du comportement » de ce 7 décembre. Une journée bien à l’abri de la pluie battante, sans pratique moto, mais avec l’accueil toujours très réconfortant de l’équipe CASIM 78.

Beaucoup ont pu croire qu’un tel sujet allait nous endormir et que c’est beaucoup plus fun de faire les balades ou les journées avec plateau et exercices de maniabilité. C’est sans compter avec la bonne humeur et les bons jeux de mots de Greg, Mathilde et Jean Luc qui nous ont concocté un programme aux petits oignons.

Le matin : le thème de l’Equipement commence par un questionnaire sympa et sur le sujet des casques.
Hélas, étant arrivée en retard, (d’où cette rédaction de CR comme pour me faire pardonner,) je ne peux pas vous en dire plus sur les différents types de casque : Jet, Intégral, Modulaire. Aussi mentionné : le test « certimoov » aux 90 casques testés.

Mais j’ai bien noté qu’il fallait que je vérifie ma jugulaire et bien m’assurer qu’elle soit assez serrée. Evidemment nous avons passé beaucoup de temps sur la taille, la mousse, l’entretien, la visière et le Pinlock. Pour les gants, chaussures, vestes, pantalons, dorsales, tours de cou, bouchons pour filtrer les bruits, gilet fluo obligatoire, nous avons passé en revue les différentes options. Ce que j’en retiens :

  • un équipement selon l’usage de la moto, circuit, voyage, urbain, hiver, été, etc.. les choix sont tous des compromis personnels,
  • . il faut connaître les normes CE et leur signification pour un minimum de protection. Il y a maintenant une nouvelle homologation « 2206 » plus complète que celle 2205.
  • . il faut vraiment passer du temps à se renseigner avant achat pour avoir un vrai discernement lors du choix en boutique. L’équipement doit s’essayer en physique, surtout les casques. L’achat par internet peut réserver des surprises. Attention ne pas ranger les gants dans le casque : c’est sale ! Aussi mentionné pour les casques : www.youtube.com/@MATTAdventure

Ne pas oublier la star de l’équipement ! L’airbag ! Filaire, Electronique, avantages et inconvénients, partage d’expérience. Promis, je vais faire contrôler mon I-Motion car je l’ai déjà depuis plus d’un an. Nous avons aussi parlé du poids de la cartouche, et comme cela devient très technique selon les modèles et recommandations des marques. Tout à coup, la formule magique apparaît….  « RTFM » (Read the Fucking Manuel ! hahaha !). C’est comme cela qu’on apprend qu’avec un airbag électronique, si l’on prend l’avion pour faire de la moto : il faut mettre en soute l’explosif (qui provoque le gonflage du coussin de l’airbag) et prendre la batterie en cabine. Attention avec l’Airbag qui se gonfle : ne pas mettre les clés dans les poches intérieures du blouson ! Rien de dur dans les poches ! Cela va avec la recommandation de ne pas rouler avec un sac à dos contenant des objets durs (ordi, règles, etc.).

En conclusion de cette matinée, pour l’équipement, deuxième phrase magique « choisir c’est renoncer ». Adapter à la pratique, au budget et voir les avantages vs inconvénients en connaissance de cause, pour l’Enduro, le Trail ou la visite de châteaux …

Après le déjeuner convivial, nous repartons au centre sagement pour apprendre qu’en octobre 2025, en Ile-de-France 49 personnes se sont tuées en 2-roues avec 400 blessés graves. Ce qui justifie un rappel des comportements permettant une sécurité accrue pour nous les motards : déjà pas d’alcool parce que « quand je suis en moto, je ne suis pas alcolo… » Pour rappel, l’alcool aggrave l’accès de confiance, baisse la vigilance, allonge la distance de freinage, réduit le champ visuel, modifie la perception de la vitesse. Et ça peut être cumulatif avec de la somnolence aussi.

Encore une petite phrase magique : « l’assureur, tant que t’en as pas besoin tout va bien. » Aussi dans le comportement du motard, la vitesse peut être fatale. Nous avons vu les différentes situations, sur les petites routes avec tracteurs et animaux sauvages, sous la pluie, en montagne, avec un bitume dégradé, les ronds-points à prendre en extérieur pour diminuer le risque d’essence déversée et de gravillons et d’adopter la trajectoire de sécurité, et surtout nous avons parlé de l’inter file !!!!

Grâce au décret inter file passé en janvier 2025, il est autorisé pour les deux roues de moins de 1m de largeur. Attention au guidon moto et aux valises larges. Aussi les motards ne sont pas verbalisés sur la file Covoiturage. J’apprends que les Warnings ne sont pas autorisés, c’est contre-productif. Mieux vaut le clignotant pour annoncer son entrée et sortie de l’inter file. Toujours pas plus que 20km au-dessus de la  vitesse des autres véhicules. Et attention au début et fin de bouchon : des changements intempestifs de voie et des « trous » dans les files. Il faut beaucoup observer, les roues, l’habitacle, ne pas rester dans les angles morts, ne pas se laisser coincés entre un camion à droite et un véhicule à gauche qui pourrait déboiter et le mieux c’est trouver un ouvreur pour le suivre tout en gardant une distance de sécurité, avec une conduite calme et anticipée.

Nous avons également revu la conduite en ville, un lieu partagé avec les camions, bus, piétons, cyclistes, les dépassements, les sas vélos à respecter au feu, le parking sur trottoirs à éviter ainsi que les couloirs de bus. Attention un piéton est prioritaire s’il veut traverser, mais il ne faut pas laisser un piéton traverser au feu s’il est au rouge pour lui. C’est trop dangereux. D’autres tips : respecter la courtoisie, ne pas forcer le passage, remercier quand un véhicule laisse le passage. Tout ceci pour une belle image motard, n’oubliez pas « la gentillesse se communique’.

Ainsi cette journée s’achève avec l’envie de revenir et d’avancer dans nos pratiques, pouvoir augmenter les réflexes dans un cadre sécurisé. Un dernier rappel avant de partir : savoir connaître ses limites, surtout en virages ou voyages en groupe, ne pas rouler au-dessus de ses moyens et profiter des balades pour rouler en groupes. plusieurs fois. Ca deviendra un automatisme, ça sera instinctif de rouler en sécurité.

Encore une dernière phrase pépite de cette journée : « attendez vous au pire, vous ne serez pas déçus ». Je ne peux pas m’empêcher d’ajouter la mienne : ‘Ne roule pas plus vite que ton ange gardien »…

Isabelle