Compte rendu du CPM CECA du 11 janvier 2026

Aujourd’hui c’était le CPM C.E.C.A à la CASIM 78. Un acronyme barbare qui cache un sujet important : le Comportement En Cas d’Accident. Malgré la mauvaise foi typique des moniteurs, nous avons dû reconnaître qu’aucun stagiaire n’a fait de bourde qui justifierait de lui faire rédiger le CR de la journée, je me suis donc proposé de le faire.

Aujourd’hui, pas de moto, donc, après le traditionnel café de bienvenue et les retrouvailles avec tout le monde, on se sépare en deux groupes. D’un côté les gens qui ont déjà une expérience du secourisme, de l’autre ceux pour qui le sujet est tout nouveau. Comme je suis venu en touriste aujourd’hui, je décide de m’incruster dans ce deuxième groupe, et je m’installe discrètement au premier rang pour suivre la présentation d’Arnauld, Mickaël et Jean Pierre. Chacun son tour, la semaine prochaine je serai à leur place !

Au programme de ce matin, on ne parle pas de gestes techniques de secourisme, on verra ça cet après-midi. On va plutôt parler du reste : comment bien réagir quand on arrive sur un accident de la route, un petit rappel sur les obligations légales de porter assistances aux victimes, les bonnes pratiques pour le faire tout en assurant sa sécurité et celle des autres, ce à quoi il faut être attentif pour évaluer rapidement la situation, et comment passer le bon appel au secours, celui qui permettra aux services d’urgence d’avoir toutes les informations pour une intervention rapide et efficace. Je ne rentre pas dans les détails ici, vous aurez toutes ces informations en suivant ce CPM à la CASIM. (Un peu d’auto-promo, ça ne fait pas de mal !) Je profite d’être là pour prendre quelques photos pour alimenter les réseaux sociaux de l’association (j’ai parlé d’auto-promo déjà ?), et j’aide mes collègues à répondre aux nombreuses questions. Ce CPM fait toujours beaucoup parler et c’est très bien, le partage des expériences est bénéfique pour tout le monde. Nos trois présentateurs arrivent tout de même à ne pas trop s’éloigner du sujet et à terminer à l’heure pour la pause déjeuner.

Après un festin dans un restaurant étoilé… Ah non, après un passage au fast-food, on commence l’après-midi avec la deuxième partie du CPM. Cette fois-ci  ce n’est pas un moniteur de la CASIM qui présente, mais Thierry, professionnel du secourisme, qui vient nous apporter son aide cette année encore pour nous montrer les gestes de premiers secours. Un grand merci à lui !

Au programme, quoi faire (ou quoi ne surtout pas faire) quand on porte assistance à un blessé. En fonction de ce dont souffre notre victime imaginaire on ne va évidemment pas s’en occuper de la même façon, et Thierry nous passe en revue les cas qu’on risque de voir le plus souvent. Règle d’or, comme il le dit si bien : « ça dépend ». Oubliez la situation idéale, chaque accident sera unique et il faudra s’adapter et faire au mieux en fonction de la situation.

De mon côté je fais le cobaye pour illustrer les situations. J’ai eu plusieurs hémorragies, des pansements compressifs, un garrot au bras, une jambe cassée, et même un garrot au cou ! (Mais celui-là, c’était pour montrer ce qu’il ne faut surtout jamais faire !)

J’ai ensuite laissé ma place de cobaye à Baptiste qui a joué la victime inconsciente, puis à Bob le mannequin pour le massage cardiaque et l’utilisation du défibrillateur, et j’ai refait quelques photos pour les réseaux. (Auto-promo, tout ça…)

Merci à ceux qui ont participé à cette journée, on espère évidemment que ce que vous aurez appris aujourd’hui ne vous servira pas, mais au cas où, vous êtes un peu plus préparés. Pour ceux qui veulent aller plus loin ou qui ont raté ce CPM, vous pouvez suivre auprès de différents organismes des formations certifiantes comme le PSC1 (Prévention et Secours Civique niveau 1), ou le SST en entreprise (Sauveteur Secouriste du Travail).

Cédric.

PS : Malgré une prise en charge immédiate, Bob n’aura pas pu être réanimé…

Compte rendu du CPM du 7 décembre 2025 : Equipements du motard / Expérience et comportement

Dimanche 7 décembre avait lieu le premier CPM de la saison sans moto et en salle sur 2 thèmes :

  • Equipements du motard
  • Expérience et Comportement

Suite à un important retard, Isabelle a gagné l’immense privilège de nous raconter cette journée, telle qu’elle l’a vécu.

A mon tour d’être désignée comme rédactrice du CR « Equipement du Motard + Expérience du comportement » de ce 7 décembre. Une journée bien à l’abri de la pluie battante, sans pratique moto, mais avec l’accueil toujours très réconfortant de l’équipe CASIM 78.

Beaucoup ont pu croire qu’un tel sujet allait nous endormir et que c’est beaucoup plus fun de faire les balades ou les journées avec plateau et exercices de maniabilité. C’est sans compter avec la bonne humeur et les bons jeux de mots de Greg, Mathilde et Jean Luc qui nous ont concocté un programme aux petits oignons.

Le matin : le thème de l’Equipement commence par un questionnaire sympa et sur le sujet des casques.
Hélas, étant arrivée en retard, (d’où cette rédaction de CR comme pour me faire pardonner,) je ne peux pas vous en dire plus sur les différents types de casque : Jet, Intégral, Modulaire. Aussi mentionné : le test « certimoov » aux 90 casques testés.

Mais j’ai bien noté qu’il fallait que je vérifie ma jugulaire et bien m’assurer qu’elle soit assez serrée. Evidemment nous avons passé beaucoup de temps sur la taille, la mousse, l’entretien, la visière et le Pinlock. Pour les gants, chaussures, vestes, pantalons, dorsales, tours de cou, bouchons pour filtrer les bruits, gilet fluo obligatoire, nous avons passé en revue les différentes options. Ce que j’en retiens :

  • un équipement selon l’usage de la moto, circuit, voyage, urbain, hiver, été, etc.. les choix sont tous des compromis personnels,
  • . il faut connaître les normes CE et leur signification pour un minimum de protection. Il y a maintenant une nouvelle homologation « 2206 » plus complète que celle 2205.
  • . il faut vraiment passer du temps à se renseigner avant achat pour avoir un vrai discernement lors du choix en boutique. L’équipement doit s’essayer en physique, surtout les casques. L’achat par internet peut réserver des surprises. Attention ne pas ranger les gants dans le casque : c’est sale ! Aussi mentionné pour les casques : www.youtube.com/@MATTAdventure

Ne pas oublier la star de l’équipement ! L’airbag ! Filaire, Electronique, avantages et inconvénients, partage d’expérience. Promis, je vais faire contrôler mon I-Motion car je l’ai déjà depuis plus d’un an. Nous avons aussi parlé du poids de la cartouche, et comme cela devient très technique selon les modèles et recommandations des marques. Tout à coup, la formule magique apparaît….  « RTFM » (Read the Fucking Manuel ! hahaha !). C’est comme cela qu’on apprend qu’avec un airbag électronique, si l’on prend l’avion pour faire de la moto : il faut mettre en soute l’explosif (qui provoque le gonflage du coussin de l’airbag) et prendre la batterie en cabine. Attention avec l’Airbag qui se gonfle : ne pas mettre les clés dans les poches intérieures du blouson ! Rien de dur dans les poches ! Cela va avec la recommandation de ne pas rouler avec un sac à dos contenant des objets durs (ordi, règles, etc.).

En conclusion de cette matinée, pour l’équipement, deuxième phrase magique « choisir c’est renoncer ». Adapter à la pratique, au budget et voir les avantages vs inconvénients en connaissance de cause, pour l’Enduro, le Trail ou la visite de châteaux …

Après le déjeuner convivial, nous repartons au centre sagement pour apprendre qu’en octobre 2025, en Ile-de-France 49 personnes se sont tuées en 2-roues avec 400 blessés graves. Ce qui justifie un rappel des comportements permettant une sécurité accrue pour nous les motards : déjà pas d’alcool parce que « quand je suis en moto, je ne suis pas alcolo… » Pour rappel, l’alcool aggrave l’accès de confiance, baisse la vigilance, allonge la distance de freinage, réduit le champ visuel, modifie la perception de la vitesse. Et ça peut être cumulatif avec de la somnolence aussi.

Encore une petite phrase magique : « l’assureur, tant que t’en as pas besoin tout va bien. » Aussi dans le comportement du motard, la vitesse peut être fatale. Nous avons vu les différentes situations, sur les petites routes avec tracteurs et animaux sauvages, sous la pluie, en montagne, avec un bitume dégradé, les ronds-points à prendre en extérieur pour diminuer le risque d’essence déversée et de gravillons et d’adopter la trajectoire de sécurité, et surtout nous avons parlé de l’inter file !!!!

Grâce au décret inter file passé en janvier 2025, il est autorisé pour les deux roues de moins de 1m de largeur. Attention au guidon moto et aux valises larges. Aussi les motards ne sont pas verbalisés sur la file Covoiturage. J’apprends que les Warnings ne sont pas autorisés, c’est contre-productif. Mieux vaut le clignotant pour annoncer son entrée et sortie de l’inter file. Toujours pas plus que 20km au-dessus de la  vitesse des autres véhicules. Et attention au début et fin de bouchon : des changements intempestifs de voie et des « trous » dans les files. Il faut beaucoup observer, les roues, l’habitacle, ne pas rester dans les angles morts, ne pas se laisser coincés entre un camion à droite et un véhicule à gauche qui pourrait déboiter et le mieux c’est trouver un ouvreur pour le suivre tout en gardant une distance de sécurité, avec une conduite calme et anticipée.

Nous avons également revu la conduite en ville, un lieu partagé avec les camions, bus, piétons, cyclistes, les dépassements, les sas vélos à respecter au feu, le parking sur trottoirs à éviter ainsi que les couloirs de bus. Attention un piéton est prioritaire s’il veut traverser, mais il ne faut pas laisser un piéton traverser au feu s’il est au rouge pour lui. C’est trop dangereux. D’autres tips : respecter la courtoisie, ne pas forcer le passage, remercier quand un véhicule laisse le passage. Tout ceci pour une belle image motard, n’oubliez pas « la gentillesse se communique’.

Ainsi cette journée s’achève avec l’envie de revenir et d’avancer dans nos pratiques, pouvoir augmenter les réflexes dans un cadre sécurisé. Un dernier rappel avant de partir : savoir connaître ses limites, surtout en virages ou voyages en groupe, ne pas rouler au-dessus de ses moyens et profiter des balades pour rouler en groupes. plusieurs fois. Ca deviendra un automatisme, ça sera instinctif de rouler en sécurité.

Encore une dernière phrase pépite de cette journée : « attendez vous au pire, vous ne serez pas déçus ». Je ne peux pas m’empêcher d’ajouter la mienne : ‘Ne roule pas plus vite que ton ange gardien »…

Isabelle

Compte-rendu CPM du 9 octobre 2025 : Virages sur route

Dimanche 9 novembre avait lieu le CPM sur le thème virages sur route. Charlotte a trouvé le moyen d’oublier ses clés sur sa moto à la pause déjeuner, puis certaines largesses « d’allure » lors de la mise en pratique, ce qui lui vaut l’immense privilège de nous raconter cette journée, telle qu’elle l’a vécu.

En arrivant sur le site de Gennevilliers le matin, la légère brume aussi grasse que le déjeuner au KFC du midi ne nous a pas refroidi.


Nous étions nombreux sur place : les anciens affrontaient courageusement la fraicheur matinale pour faire du carrousel sur le parking, tandis que les newbies restaient bien au chaud, tels des p’tits poussins que les moniteurs tentaient de préserver (et on ne va pas s’en plaindre ).


Cours théorique – Le “contre-braquage”… enfin…

Installés dans une salle comble, Arnaud nous parle du fameux contre-braquage… enfin non faut plus dire ça hein ! Pas bien ! Le bon terme, c’est le braquage inversé.

 En gros, c’est une technique qu’on utilise tous… du moins si on a déjà dépassé les 30 km/h en moto. Heureusement qu’ils n’ont pas fait un vote à main levée du coup…

Bref, on le fait tous sans trop s’en rendre compte, parce que c’est grâce à ça qu’on peut faire tourner la moto. Car la force gyroscopique maintient automatiquement la roue droite, donc pour la contrer, il faut pousser le guidon horizontalement, et non verticalement, du côté du virage pour que la roue s’incline (oui oui, c’est bizarre, mais ça marche).

Puis la deuxième partie était pour nous expliquer les 4 phases du virage avec la trajectoire de sécurité :


  1. Entrée : on se place à l’extérieur de la voie et on adapte sa vitesse en vue du virage.

  2. Découverte : on garde sa vitesse constante et on commence à tourner avec le fameux le contr… le braquage inversé

  3. Sollicitation : dès qu’on voit la fin du virage, alors on peut le déplacer vers l’intérieur du virage lorsque l’on voit qu’il est sûr et dégagé. 

  4. Reprise : fin du virage, donc on visse à fond la poignée de gaz…  hooo c’est bon je plaisante. 

C’est pour voir s’il y a encore des lecteurs. On réaccélère progressivement et on se replace sur la chaussée pour la suite, un virage, une ligne droite…. Et surtout, on garde toujours le regard loin devant sur notre voie de circulation, parce que c’est là qu’on veut aller… et qu’on ira si on s’y tient surtout !

Après un léger retard sur le programme à cause de nombreuses questions, notamment d’une motarde qui fait de la piste sur lequel on lui demande d’appliquer tout le contraire bien sûr. On sort enfin respirer l’air frais et les groupes déjà constitués sont annoncés.


Mise en pratique en Vallée de Chevreuse 

Nous sommes quatre élèves avec Baptiste, notre moniteur du jour. Je lui dis gentiment qu’un petit plein à Coignières avant la pratique serait prudent… et BIM, il me colle déjà le CR du jour. Raté ! Comme le demandait le mail du programme, j’avais bien assez d’essence pour aller la pause méridienne (non mais oh !). C’était simplement par mesure de précaution vu qu’il était incapable de nous annoncer le nombre de km prévu pour l’aprem.

 Pause déjeuner, papotages, bonne humeur … et au moment de repartir, le drame : un camarade (traitre !) me dénonce : j’avais oublié mes clés… sur ma moto ! Bon, ok, sous la selle, personne ne pouvait les voir ! Sauf ceux qui admirent ma magnifique RS660 blanche sous tous les angles. Je ne peux donc pas tellement lui en vouloir d’être « in love » de ma moto ! Mais autant vous dire que Baptiste a (re)sauté sur l’occasion pour confirmer : le CR, ce sera pour moi ! Super…



Premier spot d’exercices

Allez, petite interro surprise sur le cours de ce matin, briefing sur les prochains exercices, plein d’essence et direction le premier spot ! On attaque direct avec un enchainement de virages en pente,  des petits graviers ici, de la terre/sable là… bref, un vrai parcours aventure. Je serre les fesses. Chacun notre tour, on passe en ouvreur devant Baptiste, équipé de sa super dashcam qui, évidemment, ne rate rien de nos erreurs. Pour ma part, je tourne un peu (trop) tard… disons que ma “phase de découverte” ressemblait plus à une “phase d’exploration”. 

Mais quand même à force de l’observer, au fur-et-à-mesure des passages, je finis par mieux voir où est la fin du virage et du coup le point de déclenchement pour passer de la découverte à la sollicitation et rentrer au bon moment à l’intérieur du virage. 

Deuxième spot – Les Vaux de Cernay

Un terrain que je connais ! L’aller-retour confirme que la route est propre. 
À mon tour de passer devant Baptiste… qui, comment dire… n’arrivera plus à me suivre [NDLR : les panneaux indiquent 50 ou 70 …]. 
Mais il concède que “d’après ce qu’il a vu au début, c’était très bien”. 
Petite fierté du jour et bonus égo : avoir semé le moniteur [NDLR : le moniteur tient à garder ses 12 points très longtemps]

Fin de journée

Il est tard, mais on en redemande ! Il fait doux, la route est belle, alors on convainc Baptiste d’aller faire un dernier spot, même si on n’a pas le temps de tous passer sous son œil critique. C’était chouette, comme une mini balade entre potes. Je saisis le kiff et le confort de rouler avec un petit comité qui sait rouler en groupe. Merci à la CASIM.


Baptiste me confirme que mes traj’ de sécu sont top [NDLR : reste à faire la même chose quand ce n’est pas ton terrain de jeu habituel] et nos chemins se séparent après Dampierre. Un dernier signe et retour à la maison pour une bonne douche chaude et un grand sourire de satisfaction. Encore une super journée de formation grâce à la CASIM 78 ! 
Merci à tous les moniteurs et camarades pour leur bonne humeur !

Charlotte, alias Enigma_LSD

Compte rendu du CPM du 5 Octobre 2025: Maniabilité lente, équilibre de la moto, déplacer la moto avec et sans moteur

Compte rendu du CPM du 5 Octobre 2025: Maniabilité lente, équilibre de la moto, déplacer la moto avec et sans moteur

Dimanche 5 octobre avait lieu notre 1er vrai CPM de la saison, sur le thème Maniabilité lente, équilibre de la moto, déplacer la moto avec et sans moteur, rien que ça ! Pourtant, malgré un thème aussi alléchant, Cécile a trouvé le moyen d’arriver bonne dernière au CPM, ce qui lui vaut l’immense privilège de nous raconter cette journée, telle qu’elle l’a vécu.

Chers Casimirs,

Malgré son attribution « injuste et arbitraire » :), je suis « enchantée » (c’est à peine exagéré lol) de vous proposer le CR de ce dimanche 5 octobre.

Cette journée est plutôt mal engagée pour moi. Je me fais violence pour me lever à 7h et parcourir 125 km dans un froid glacial alors que tout porte à croire que je ne vais pas passer une journée très agréable. Tout est dit dans l’intitulé de ce CPM : Maniabilité lente, équilibre de la moto… Du haut de mes 156cm, autant dire que ce n’est absolument pas la discipline que je maîtrise le mieux, au contraire c’est ce qui m’angoisse le plus !

Fort heureusement, mon arrivée tardive au point de RDV (qui me vaut ce CR) m’a déjà libérée de cette séance d’échauffement qui d’après les vidéos ne manquait pas de panache 🙂 ; remarque, le ridicule ne tue pas et je ne doute pas de son efficacité pour la suite….

Tout le monde est désormais prêt à débuter cette journée et rentrer dans le vif du sujet.

Afin de répartir les nombreux participants, nous autres les stagiaires Casimirs sommes répartis en différents ateliers, animés par l’un des fabuleux moniteurs de la CASIM 78 (moi, faire de la lèche ?? … impossible… Ce n’est pas mon genre 🙂 ) NDR: attention Cécile, le CR à vie n’est pas loin, tss, tss….

Voici comment se déroule la matinée me concernant :

1.      ATELIER « mécanique » : les points de contrôle à vérifier

En tant que « Pilote Usine » 🙂 (sans aucun stéréotype, c’est mon mari qui gère la mécanique, chacun son domaine lol), j’ai essayé de m’intéresser à cette partie mais je dois avouer que mon petit cerveau à une mémoire un peu sélective… Promis, un jour je m’y mets ! 

2.      ATELIER « Béquiller correctement, Déplacer la moto sans moteur »

Bon ba là, encore une fois la « Pilote Usine » d’1m56 devrait toujours pouvoir bénéficier d’une assistance… Mais bon, à défaut de grandir en cm, il faut que je grandisse dans la gestion de ma moto en solo…

Les précieux conseils du moniteur se sont avérés très utiles ! Je parviens désormais à béquiller, à me garer très proprement, alignée à mon voisin, et même à 4 motos sur une seule place de parking ! Le tout sans appeler à l’aide, si ce n’est pas la classe ça 🙂 Pour ma part, c’est un énorme progrès !

3.      ATELIER « Positionnement sur la moto, Equilibre de la moto »

Après avoir étudié les différents points d’appui sur la moto, en ce qui me concerne la trouvaille du point d’équilibre fut une révélation !

Plus sérieusement, les techniques enseignées pour déplacer la moto, en se positionnant correctement et en cherchant le point d’équilibre de la moto ont été très bénéfiques pour mes petits bras ; plus besoin de forcer ! Bon je vais devoir encore m’entraîner mais pour certains, déplacer la moto est devenu un jeu d’enfant, y compris pour les amateurs de GROS TRAILS (bien plus hauts que moi — 🙂 )

Après tous ces efforts, une pause déjeuner fut bien méritée… Me voilà donc escortée en direction du Burger King … j’ai donc réalisé l’exploit de me garer toute seule comme une presque grande et n’étant pas remise de cette grande émotion, j’en ai oublié mes clés sur la moto… J’espérais pouvoir me débarrasser du CR mais là, j’ai vraiment tendu le bâton pour me faire battre….

Heureusement le déjeuner m’a regonflée à bloc et c’est reparti pour la suite de la journée….

Il va nous falloir de l’énergie pour affronter la maniabilité lente ! Alors pour nous mettre en jambes, nos supers moniteurs ne trouvent rien de mieux que de nous faire faire des ronds et des ronds en faisant l’équilibriste sur notre machine … Mais m’ont-ils bien regardée ? Moi, risquer de faire tomber la plus belle des motos (normal, c’est la mienne), en faisant l’amazone ??? alors autant je ne vais pas débattre de l’existence de l’amazone dans le Kama Sutra, mais moi qui maintiens la position sur une moto, ça n’arrivera jamais…

Et pourtant, (sans transition), on pourra noter les prouesses réalisées dans l’après-midi :

1.      CAROUSSEL

Me voilà sur la moto, une main levée, puis debout, puis les pieds sur la selle (oui oui je l’ai fait, bon d’accord…. un seul pied) et le moment tant attendu arrive !  Avec une élégance rare, Mr le moniteur se positionne en amazone sur sa moto, et c’est donc à nous de reproduire… Contre toute attente, je suis parvenue à basculer ma jambe droite du côté gauche… !  Pour la réalisation complète de la position, on repassera, mais je vais m’entrainer (je n’ai pas dit où ni comment 🙂 ) … ! Bravo à tous les casimirs, j’ai pu observer de jolies figures avec beaucoup de style, de vrais petits acrobates !

2.      ATELIER « Maniabilité lente »

Après une superbe danse des casimirs en herbe, jouant des mains et des pieds sur leur moto, nous sommes passés à la maniabilité lente, domaine pour lequel j’ai une belle marge de progression… (comme pour tout le reste me direz-vous…)

A commencer par la gestion du point de patinage, qui a comme qui dirait laisser entendre un joli rugissement des moteurs…. A cela on ajoute la gestion du frein arrière et nous voilà prêt pour réaliser les plus belles des courses lentes !  Qui aurait pensé un jour vouloir être le dernier à une course ? Et bien fort heureusement dans ce contexte je l’ai fait ! Comme quoi, la bienveillance, les conseils avisés et les encouragements des moniteurs ont fait des miracles !

Tous les casimirs ont eu la joie de s’affronter et de voir leurs progrès à vitesse lente (ça change un peu), cet atelier s’est avéré très utile et contre toute attente pour moi, presque agréable.

Enfin, afin de finaliser cette journée pas si désagréable finalement, nous avons fini par faire des ronds mais cette fois les plus petits possibles. Qui l’eut cru ? il est effectivement désormais envisageable de tourner autour d’un plot à seulement 3 ou 4 mètres… Pour ma part, ce sera encore dans un rayon de 5 mètres… les moniteurs font des miracles mais avec moi, ce n’est pas une mince affaire… Je retiens quand même de cette super expérience, l’importance du regard et le magnifique déhanché du fameux Mikette ! 

Voilà voilà, je parle je parle, mais il est temps de clôturer avant de vous endormir…

La journée s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur et nous avons pu partager notre expérience autour d’un petit verre ! Merci à tous pour ce CPM qui s’est avéré non seulement utile mais aussi, malgré mes a priori, très agréable 🙂  Pour un 1er CPM de rentrée, ça promet pour la suite ! 

Un merci particulier à tous les moniteurs et encadrants pour l’organisation de cette journée, pour leur bienveillance et leurs précieux conseils. CLAP DE FIN 

Merci Cécile pour ce beau CR complet, qui j’espère, suscitera des vocations de rédacteurs de CR parmi nos nouveaux adhérents 😉

Merci aux stagiaires pour votre bonne humeur malgré nos exercices de torture et aux nombreux encadrants présents qui ont permis de faire de cette journée un beau succès.

Compte-rendu de la balade #5, « La Mer, back dans le bac »

Compte-rendu de la balade #5, « La Mer, back dans le bac »

Les conditions météo étaient particulièrement peu favorables pour la dernière balade de la saison, celle qui emmène nos adhérents voir la mer. Comme nous n’avions plus beaucoup d’adhérents présents et que ceux-ci n’ont pas commis de bourde particulières, c’est donc à moi que revient de conclure la série de compte-rendus de la saison. Certains diront qu’il y a une justice en ce bas monde.

« Nous nous inscrivîmes à 30 motards, mais par de fortes précipitations nous arrivâmes à 15 au point de départ »

Cette balade doit être maudite, ou bien la période à laquelle nous l’organisons, car par deux fois de suite nous partons avec la pluie, et pas du petit crachin. Qui plus est après des semaines de temps sec et ensoleillé, autant dire qu’il faudra être prudent.

Pendant tout le samedi, ma boîte mail se remplissait de messages « je le sens pas avec les conditions météo qui se profilent » tandis que le fichier d’inscription avait une majorité de « Finalement la couette c’est bien » en lieu et place du « Je suis adhérent et je viens rouler ». On peut le comprendre tant la lame de pluie bien dense qui s’annonçait devant nous avait de quoi faire renoncer qui n’avait pas investi dans de l’équipement de pluie efficace. Ne restaient plus que les motivés et ceux qui voulaient éprouver le Gore-tex Pro ou équivalent.

Néanmoins à l’observation des radar de pluie, on pouvait éventuellement espérer du séchant (ou au moins plus d’eau) à partir du milieu de la journée, donc vaille que vaille!

Echo radar des précipitations du 6 juillet au matin sur le nord-ouest de la région
Le bloc de pluie du matin

Une fois le point de rendez-vous rejoint, force était de constater que 9 moniteurs pour 5 adhérents prenant le départ, ça allait être plus qu’il n’en fallait pour la constitution des groupes. Mention à ceux qui ont voulu tenter l’aventure mais qui se sont retrouvés détrempés jusqu’aux os avant même que la balade commence et qui ont préféré jouer la sagesse pour rentrer se sécher en attendant de meilleures conditions de roulage.

Et c’est donc sous la pluie que commence l’épopée pour les trois groupes qui espèrent que la liaison jusqu’à Magny en Vexin permette de traverser le plus gros des précipitations qui nous tombe dessus. Car le parcours est long de presque 400 kilomètres avec peu de sections larges, planes et droites, une majorité de petites routes départementales et communales que votre serviteur a enchaîné les unes derrière les autres sur le roadbook comme pourrait l’être une épreuve marathon de rallye routier.

« enfin bon, c’est ça ou bien on prend la nationale pour aller jusqu’à Dieppe, autant que ça soit un peu sympa, non? » Était-ce une prémonition ou un présage?

La progression est ce qu’elle est, quand à quelques kilomètres de Gisors dans une petite descente à basse vitesse dans un hameau, le pneu arrière de la Varadero d’Alexandra dit « nope » et décrète qu’il voulait voir plutôt ce qui se passait devant. Une pirouette et un atterrissage artistiques plus tard et voilà le groupe à l’arrêt. La pilote n’a rien (merci l’airbag, s’il fallait encore une fois le répéter quand à l’importance de cet équipement) mais la moto ne repartira pas, la faute à un cale pied conducteur sectionné à ras. Preuve s’il en est que ce qu’on appelle le verglas d’été peut très rapidement surprendre.

Moto accidentée

Comme nous ne sommes pas dans un épisode de Top Gear de la grande époque (où l’on décide d’aider les gens en partant), nous avons attendu l’arrivée de la dépanneuse avant de reprendre la route et l’assurance qu’un taxi vienne la ramener chez elle.

A noter que Liberty Rider s’est révélé très efficace, car à peine tout le monde relevé nous avions déjà un VSAV des pompiers qui s’est arrêté pour nous. Certes, ils étaient en route pour une autre intervention, mais ils tombaient à pic et ils ont tout de même pris le temps de nous demander si nous avions besoin d’aide.

La matinée étant déjà bien avancée, nous avons décidé de couper au plus court et de rejoindre Dieppe par la route principale. Une monotonie de lignes droites, mais qui nous permettait de rattraper le retard et de pouvoir tout de même profiter du parcours prévu pour l’après-midi.

Une pause pour admirer la mer, une autre pour remplir les réservoirs et les estomacs et nous voilà repartis vers les boucles de la Seine, où le roadbook fait passer par plein de petites routes peu fréquentées et suffisamment tortueuses pour se faire plaisir. À en croire les radars, la pluie est maintenant en train de tomber en Île de France et rien ne semble se profiler derrière nous, ce qui nous fait profiter de routes séchantes à parfaitement sèches.
Une nouvelle pause à Jumièges, puis nous arrivons sur le passage du bac fluvial pour attaquer les collines de la rive gauche de la Seine. Par chance en termes de timing car la journée était déjà bien avancée, celui-ci était du bon côté de la Seine, à peine rempli et appareillait dans les quelques minutes qui ont suivi notre embarquement.

Une fois sur l’autre rive, il restait encore de quoi se faire plaisir avec le relief autour des méandres de la Seine, la route d’Orival (qui semble être l’équivalent local des 17 tournants de Dampierre).

Nous arrivons à Louviers où nous laissons le choix aux participants de poursuivre le parcours jusqu’à la fin ou de rentrer au plus direct pour les autres, la partie la plus spectaculaire du roadbook ayant été accomplie.

Merci à l’ensemble des moniteurs et des adhérents qui ont répondu présents, surtout avec les conditions météo de la matinée. On ne peut pas trop s’engager, mais on espère que ce parcours pourra se faire l’an prochain sous des cieux plus cléments.

C’était la dernière manifestation de la saison pour la Casim 78! On se retrouve fin août lors de l’Assemblée Générale Ordinaire et pour ceux qui le souhaitent pour la prochaine saison.